Le président de la FTQ, Daniel Boyer, et le secrétaire général Serge Cadieux, lors du dévoilement des priorités de la FTQ pour 2014.

Mise au point des dirigeants de la FTQ

À titre de nouveaux dirigeants de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), nous aimerions rassurer tous ceux et celles qui sont ébranlés par les nouvelles diffusées tout au cours de l'automne, et encore aujourd'hui, sur la FTQ et son Fonds de solidarité. Nous en sommes conscients, l'image publique de la FTQ et du Fonds a été ternie.
À titre de nouveaux dirigeants de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), nous aimerions rassurer tous ceux et celles qui sont ébranlés par les nouvelles diffusées tout au cours de l'automne, et encore aujourd'hui, sur la FTQ et son Fonds de solidarité. Nous en sommes conscients, l'image publique de la FTQ et du Fonds a été ternie.
Sans minimiser ou excuser les gestes posés par certains dirigeants de nos organisations, nous tenons à rappeler que des mesures ont été mises en place pour corriger la situation.
Les faits reprochés à certains individus remontent à 2008-2009 et, depuis cette date, aucune nouvelle assertion n'a été proférée. Soyons clairs : nous n'endosserons jamais des comportements qui méritent la réprobation. À peine rendues publiques, les diverses allégations ont aussitôt poussé les directions de la FTQ et du Fonds à réagir. Des individus ont dû quitter les postes qu'ils occupaient, des mesures d'amélioration de la gouvernance du Fonds de solidarité ont été adoptées, et la FTQ s'est dotée d'un code d'éthique rigoureux. Ceci étant dit, si pareille situation venait à se répéter, nous n'hésiterions pas à intervenir pour faire respecter nos règles d'éthique.
Nous trouvons inadmissible de voir qu'à travers des comportements individuels répréhensibles, ce sont des institutions respectables qui sont visées. Nous croyons que l'adage selon lequel il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain est tout à fait approprié dans les circonstances.
Concernant le Fonds de solidarité, il serait bon de rappeler que le Fonds travaille avec plus de 2 400 partenaires, il dessert plus de 600 000 actionnaires et il a créé ou sauvegardé quelque 160 000 bons emplois en moyenne au cours des 5 dernières années. Le Fonds bénéficie également d'un réseau de plus de 2 000 responsables
locaux, présents dans les milieux de travail à travers le Québec. Contrairement à plusieurs autres fonds, ses investissements ont généré chaque année des résultats positifs et cela, pour les dix derniers semestres. Et de nombreux Québécois et Québécoises comptent sur lui pour améliorer leur sort à la retraite.
La FTQ, comme d'autres organisations, est à l'image de la société québécoise. La FTQ, c'est plus de 600 000 personnes qui peuvent compter sur 5 000 syndicats locaux pour défendre leurs griefs, pour négocier leurs conditions de travail et pour recevoir des services introuvables ailleurs dans la société. La FTQ s'occupe de la santé et de la sécurité du travail, de la formation sociale et économique, des problèmes de discrimination, d'accès à la syndicalisation de groupes souvent exclus, d'équité salariale pour les femmes, de conciliation travail-famille. La FTQ se préoccupe du sort de l'ensemble de la population québécoise, syndiquée ou non, comme en fait foi sa longue feuille de route, comme acteur actif et incontournable du progrès social du Québec. Permettez-nous, à titre d'exemple concret, de souligner la campagne que nous menons depuis quatre ans pour la bonification du Régime de rentes du Québec.
Concernant la Commission Charbonneau et la déclaration sur l'acharnement, soyons clairs, cela concernait spécifiquement le témoignage de Jocelyn Dupuis. Après deux jours, nous savions tous qu'il entretenait des liens douteux. Par ailleurs, la Commission doit poursuivre son travail et aller au fond des choses. Nous l'avons dit et le répétons, ce n'est pas à nous de dire à la commissaire comment faire son travail.
À titre de nouveaux dirigeants de la FTQ, nous nous engageons à redonner à nos membres la fierté d'être syndiqués et à convaincre les non-syndiqués des bienfaits du syndicalisme. Nous voulons également fortifier le Fonds de solidarité, un joyau économique extraordinaire pour le développement du Québec, et contribuer au bien-être collectif.
Daniel Boyer, président de la FTQ
Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ