«Fort heureusement, la prévention est de plus en plus souvent au centre des politiques publiques, et ce, dans plusieurs domaines spécifiques de la société, notamment en santé», écrit l'auteure de cette lettre d'opinion.

«Mieux vaut prévenir que guérir?»

En réaction à l’opinion de Serge Parent, «Les robots du système» parue le 5 juillet

En tout respect de l’opinion de M. Parent, je ne crois pas qu’il convienne d’affirmer, à tous les égards, que dans la fonction publique, les notions de responsabilité et d’imputabilité n’existent pas. Aussi inconcevable que soit le drame survenu à Granby, la notion de «prévention» ne serait-elle pas davantage applicable contre plusieurs risques donnant lieu à de nombreuses tragédies, humaines notamment?

Nous en avons pour preuve trop de situations qui auraient pu être évitées : les récents décès de deux dames, survenus dans des résidences privées pour personnes âgées; les nombreux décès d’enfants noyés dans des piscines privées et publiques; une fausse infirmière sans permis, démasquée après 20 ans à l’hôpital de Jonquière; décès à l’accouchement d’une patiente de l’hôpital Saint-François-d’Assise, des suites d’une infection non détectée par plusieurs médecins; une femme enceinte happée mortellement par un jeune conducteur épileptique, devant le Centre mère-enfant du CHUL, etc...

Dans tous ces événements imprévus, et pourtant prévisibles, des recommandations ont déjà été formulées par les autorités compétentes, afin d’assurer que de tels dangers, possiblement évitables, se reproduisent. Mais encore...

Prévention

Peut-être bien, qu’avec un peu de prévention, associé au bon jugement, certes, nous ne serions pas obligés de remédier après coup, à bien des situations relativement alarmantes.

N’avons-nous pas davantage besoin de mesures préventives de sécurité, afin d’éviter que se manifestent autant de dangers : accidents, maladies, épidémies, risques professionnels, suicides, criminalité, blessures, incendies, déchets, etc.?

Fort heureusement, la prévention est de plus en plus souvent au centre des politiques publiques, et ce, dans plusieurs domaines spécifiques de la société, notamment en santé. D’ailleurs, et à l’instar de M. Parent, n’avons-nous pas toutes et tous, de près ou de loin, un intérêt ou un rôle à jouer, pour influencer ces politiques qui nous soient favorables, en exposant un point de vue pour sensibiliser les décideurs?

Ne dit-on pas : «Mieux vaut prévenir que guérir?»