«À l'occasion de la Journée internationale des femmes, célébrons les garçons et les hommes qui nous encouragent à être qui nous sommes vraiment, qui traitent les filles et les femmes avec respect», a écrit Sophie Grégoire Trudeau sur son compte Instagram.

Merci Monsieur Lavoie

Si vous n'avez pas lu la chronique de Gilbert Lavoie du jeudi 9 mars, courez-y. C'est une douche de «gros bon sens» qui remet les pendules à l'heure par rapport au message de Sophie Grégoire Trudeau à l'occasion de la Journée des femmes.
Le GBS [gros bon sens], ça vous dit quelque chose? C'est la jugeote, la capacité de porter un jugement. C'est cette faculté qui empêche les dérapages «verbeux» à propos de tout et de rien, devenus si fréquents dans notre univers où les messages voyagent à la vitesse de la lumière.
La jugeote, c'est ce qui nous permet de donner aux choses une importance relative si on les compare avec d'autres dont la valeur est sans équivoque.
Sophie Grégoire Trudeau s'est fait vilipender sur la place publique parce qu'elle a utilisé son droit de parole pendant la Journée des femmes pour suggérer de célébrer les hommes qui traitent les femmes et les filles avec respect. Je me triture les méninges pour comprendre ce qui n'allait pas dans son message et tout ce que je trouve à dire c'est: Wow! Wow! et encore Wow! Utiliser son droit de parole lors de la Journée des femmes pour prononcer les mots célébrer, hommes respectueux des femmes, ça prend de l'aplomb, de l'audace. Elle a souligné la Journée des femmes avec un propos différent, rassembleur même, faisant appel à ce que les femmes veulent des hommes.
Ne célébrait-on pas hier les femmes qui osent, qui se prévalent de leur droit de dire haut et fort ce qu'elles pensent? Je crois qu'on a perdu de vue l'objectif, non?
«Le bon sens, tout le monde en a besoin, peu l'ont, et chacun croit l'avoir.» - Benjamin Franklin
Marlène Gagnon, Québec