La Plage Jacques-­Cartier

Merci François Bourque pour une Ville de Québec à échelle humaine

En réaction à la chronique «Porté par le vent de la plage» parue le 18 juillet

J’aimerais vous remercier pour votre texte portant sur la Plage Jacques-­Cartier et le Sentier des grèves, un de ces «lieux qu’on aime» et qu’il faut sans cesse redécouvrir. Votre article décrit un site enchanteur que vous connaissez bien, tout comme son histoire. Votre regard est précieux, car il invite à la fréquentation d’un «des plus beaux parcs de Québec [qui est] aussi un symbole de courage» avec, pour résultat, 2,6 km de «bonheur public». Un seul bémol toutefois : vous ne dites rien du problème criant d’érosion qui ronge les berges du fleuve par endroits. Ce n’est pas que vous ignorez la situation, mais vous avez choisi de mettre l’accent sur les attraits plutôt que sur ce dossier qui traîne depuis trop longtemps.

De retour à Québec après un exil de 12 ans, je m’inquiète parfois de l’érosion qui menace certains attraits de la capitale, je songe à ses boisés urbains ainsi qu’à sa canopée mis sous pression par la densification aveugle. Vous semblez partager cette inquiétude lorsque vous constatiez, en janvier dernier, que «Dans les turbulences de l’actualité, on oublie parfois de dire et redire combien cette ville est belle et offre une grande qualité de vie.» Vous décriviez alors un autre lieu qu’on aime, soit le quartier du Petit Champlain.

Votre préoccupation pour la qualité de vie apparaît clairement dans le traitement que vous avez réservé aux terres des sœurs de la Charité, à la Promenade Samuel-De Champlain ainsi qu’à la mobilité durable à travers le réseau structurant et la mise en question d’un troisième lien. «Pour construire les villes de demain, nous expliquez-vous, nous devons sortir de nos voitures.» Pour dire la même chose autrement : pour faire de Québec une «ville de demain», il faut la concevoir à l’échelle humaine plutôt qu’à la manière d’une capitale à l’américaine avec ses gratte-ciel et ses autoroutes qui défigurent à jamais les paysages. Par votre regard éclairé sur la mobilité, l’aménagement du territoire et les milieux naturels, vous contribuez directement à notre qualité de vie, et je vous en suis profondément reconnaissant. Merci!