La cage mythique de la Corriveau retrouvé à Salem.

Marie-Josepthe Corriveau (1733-1763) - La fin de la légende

Comme plusieurs des membres de la Société d'histoire régionale de Lévis (SHRL), j'ai assisté avec beaucoup de respect et d'émotion aux événements commémoratifs de 2013 entourant le 250e anniversaire de la mort tragique de Marie-Josepthe Corriveau (1733-1763). La redécouverte de la cage mythique à Salem aux États-Unis, son retour sur notre territoire afin de l'expertiser et son exposition au grand public sont des accomplissements remarquables. Tout au long de son histoire, la SHRL a su se démarquer par la qualité de ses réalisations. Ce qui s'est passé à lors de la première semaine d'octobre représente, à mon point de vue, une nouvelle page fascinante de l'histoire de Lévis.
Comme plusieurs des membres de la Société d'histoire régionale de Lévis (SHRL), j'ai assisté avec beaucoup de respect et d'émotion aux événements commémoratifs de 2013 entourant le 250e anniversaire de la mort tragique de Marie-Josepthe Corriveau (1733-1763). La redécouverte de la cage mythique à Salem aux États-Unis, son retour sur notre territoire afin de l'expertiser et son exposition au grand public sont des accomplissements remarquables. Tout au long de son histoire, la SHRL a su se démarquer par la qualité de ses réalisations. Ce qui s'est passé à lors de la première semaine d'octobre représente, à mon point de vue, une nouvelle page fascinante de l'histoire de Lévis.
J'ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l'objet au Musée de la civilisation à Québec, le 1er octobre, jusqu'à la fermeture des portes de l'exposition au Centre des congrès et d'expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22h00, je dois avouer que j'ai savouré chacune des secondes. Loin d'être un cirque, nous avons assisté à un défilement de plus de 600 personnes qui, malgré les tragiques événements, ont démontré un respect très senti envers celle que l'on appelait «La Corriveau».
Il est utile de se souvenir que le corps de cette femme n'a pas reçu un traitement digne. Les personnes qui défilaient devant l'objet me faisaient penser à des visiteurs dans un salon funéraire. Respect, recueillement et réflexions émotives étaient au rendez-vous. J'ai assisté et participé à des discussions de toutes sortes. Les gens questionnaient le passé, voulaient en savoir plus, émettaient des hypothèses et observaient la tristement célèbre cage en fer sur toutes ses fixations.
Bref, les visiteurs vivaient l'histoire et avaient soif d'histoire. À la lumière de cette expérience, je crois que l'on peut parler, sans se tromper, de la fin de la légende de «La Corriveau». Dorénavant, il faudra parler, je crois, du tragique destin de cette femme dont la mise en cage a profondément marqué l'imaginaire collectif des francophones du Canada.
Enfin, pour ceux qui, comme moi, ne croient pas en l'histoire statique et définitive, nous avons été servis. Il y aura donc un avant 2013 et un après 2013 dans le dossier de Marie-Josepthe Corriveau.
Claude Genest, membre honoraire
Société d'histoire régionale de Lévis