L'Université Laval

L’Université Laval doit se doter d’un plan d’encadrement obligatoire

POINT DE VUE / Les résultats de l’enquête panquébécoise «Sous ta façade» de l’Union étudiante du Québec (UEQ) ont permis de mieux comprendre la réalité psychologique des étudiants(es) universitaires du Québec. Les étudiants(es) aux cycles supérieurs ne sont pas en reste et sont touchés par le stress lié à la rédaction d’un mémoire ou d’une thèse. Après le choc des résultats, il est grand temps que l’Université Laval agisse et impose un plan d’encadrement à tous et toutes, et ce, quelle que soit la faculté.

Le stress lié à la rédaction étant identifié comme le prédicteur le plus fort pour expliquer l’épuisement émotionnel des étudiants(es) aux cycles supérieurs, l’AELIÉS revendique, et ce depuis la publication de son mémoire sur l’encadrement, la signature d’un plan obligatoire entre la direction de recherche et l’étudiant(e).

Qu’est-ce qu’un plan d’encadrement? Il s’agit d’une entente entre l’étudiant(e) et sa direction de recherche déterminant les paramètres de la relation d’encadrement. Ce contrat peut inclure, par exemple, la fréquence approximative des rencontres, le financement accordé jusqu’à la diplomation, le type de rédaction utilisé, les rôles et responsabilités de l’étudiant(e) et de la direction de recherche, etc. D’ailleurs, notre mémoire sur l’encadrement montre que 66,6 % des étudiants(es) ayant vécu très souvent des situations inconfortables ou vulnérables avec leur direction de recherche n’avaient pas d’entente d’encadrement explicite.

Bien que la rectrice de l’Université Laval, Mme Sophie D’Amours, ait signifié son intention d’implanter un plan d’encadrement, ce même plan contiendrait une clause permettant aux deux parties de ne pas signer d’entente s’ils le désirent. En d’autres mots, le plan d’encadrement proposé ne serait pas obligatoire, mais facultatif. Afin de réduire l’anxiété et le stress engendrés par la rédaction d’une thèse ou d’un mémoire, il est crucial qu’une entente soit obligatoirement signée. Aucune exemption ne peut être tolérée.

De plus, la Faculté des Études supérieures et postdoctorales de l’Université Laval, l’Ombudsman de l’Université Laval ainsi que la Commission des affaires étudiantes sont également pour un plan d’encadrement obligatoire pour tous et toutes.