«Toute réflexion pour améliorer notre système de santé est bienvenue», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.

L’Institut de la pertinence, pourquoi-pas?

POINT DE VUE / L’entente intervenue entre les médecins spécialistes et le Gouvernement du Québec donne lieu à la création de l’Institut de la pertinence qui verra, entre autres, à déterminer si certaines habitudes professionnelles, épreuves diagnostiques et actes médicaux, sont véritablement pertinents à la prestation des soins, leur évaluation et leur remise en question éventuelle pouvant générer des économies appréciables à tous les niveaux.

L’intention est louable et cela n’est pas nouveau. En 2014, la campagne «Choisir avec soins» de l’Association médicale du Québec abordait cette problématique.

Cela fait aussi partie du mandat de l’INESSS (Institut national d’excellence en santé et en services sociaux).

Préparer les étudiants en médecine à une pratique médicale de haute qualité, pertinente et au meilleur coût possible, a toujours été d’ailleurs une préoccupation de la formation universitaire des futurs médecins.

Le Collège des médecins du Québec (CMQ), entre autres par ses guides de pratique, est constamment à l’avant-garde dans ce domaine. Il en est de même pour l’Association canadienne de protection médical (ACPM) qui assure la responsabilité professionnelle de la majorité des médecins canadiens et qui, par diverses actions, sensibilise les médecins à l’ensemble de ces faits.

Cette association s’est d’ailleurs intéressée à la médecine défensive qui consiste à multiplier des investigations aux seules fins de se protéger en cas de poursuite.

Trop n’est pas mieux et, il faut viser juste et pouvoir le démontrer, mais la ligne est souvent mince entre ce qui est pertinent ou non. Des malades s’attendent à beaucoup et il faut parfois convaincre que certaines épreuves ne sont pas nécessaires.

Par contre, chaque malade faisant sa maladie à sa manière, et la médecine n’étant pas une science exacte, il peut arriver que trop de procédures soient prescrites ou parfois pas assez.

Quoi qu’on en dise, toute réflexion pour améliorer notre système de santé est bienvenue.

Cet Institut de la pertinence a sa place!