Le Dr Horacio Arruda
Le Dr Horacio Arruda

L’importance capitale de la santé sur le capital

En réaction à la chronique de Jean-Marc Salvet Les combats d’Arruda et l’indépendance de la santé, publique du 29 avril

La crise actuelle dénote clairement nos dépendances au pouvoir de tout acabit : nutritionnelles et médicales, a priori; professionnelles et pécuniaires en amont. Ce château de cartes s’est écroulé, alors qu’on l’a cru solide : les entreprises ont fermé boutique, privant ainsi leurs employés de revenus leur permettant de vivre décemment.

En filigrane, qu’est-ce que vivre décemment? Combler l’essentiel? Ou vivre au-dessus de ses moyens, pour sauver ses acquis au détriment du reste? Autant des autres que de ce qui est fondamental, soit son bien-être moral et physique?

Ce dilemme me semble surgir entre la primordialité de la santé publique en général et celle de redémarrer l’économie politique, toutes voiles dehors. Un alliage harmonieux des deux résulte de la gestion psychologique du pouvoir, que nous avons démocratiquement mis en poste.

Les sept semaines précédentes ont prouvé l’importance capitale de la santé mentale et biologique – dans cet ordre – sur le capital proprement dit. Les limites de la science et de la médecine sont mises à rude épreuve par ce virus qu’on connaît si peu. Et dont on veut arracher les secrets de la vie. Pour en guérir.

En cela, il ne faut pas céder aux chants des sirènes décisionnelles basées sur le satané fric tous azimuts. Est-ce si important, au fond? Une société en bonne santé physique et mentale n’est-elle pas en bonne santé économique aussi? Individus comme collectivité, soignons prioritairement les bobos de notre corps avant de soigner notre coffre-fort.

C’est ça, gérer la psychologie du pouvoir!