Sur le plan fiscal, c'est près d'un demi-milliard de dollars en impôt foncier qui est versé annuellement dans les coffres de la Ville par le secteur de l'immobilier non résidentiel.

L'immobilier commercial, secteur essentiel à Québec

C'est avec beaucoup de fierté que je prends les rênes du Conseil régional du Québec de l'Institut de développement urbain du Québec (IDU), succédant ainsi M. Michel Dallaire qui, au cours des deux dernières années, a accompli un colossal travail.
Cette fierté est double. Tout d'abord, j'ai le plaisir d'accepter ce défi en tant que deuxième femme à occuper ce poste prestigieux. Les femmes jouent un rôle important dans notre domaine et je compte bien contribuer à en attirer davantage au sein d'une industrie en pleine effervescence.
Deuxièmement, j'arrive en poste à un moment privilégié. L'économie de la région de Québec ne s'est jamais aussi bien portée. Un taux de chômage, bas comme jamais, de 4,6 %, a été atteint, ce qui a placé la région de Québec en tête de lice au Canada. C'est aussi la troisième année consécutive que la Capitale nationale affiche le revenu disponible par habitant le plus élevé au Québec. Plein emploi et prospérité semblent nous coller à la peau!
Il va sans dire que ces performances économiques remarquables ne sont pas étrangères au dynamisme de notre industrie. Les travailleurs et travailleuses évoluent professionnellement dans des immeubles commerciaux, de bureau, et industriels qui doivent leur offrir le meilleur environnement possible, propice à l'innovation et la productivité. L'essentiel de ces immeubles est détenu et géré par des membres de l'Institut de développement urbain du Québec. Notre mission est d'offrir des milieux qui favorisent et stimulent l'entrepreneuriat et la création de richesse dans la région. 
Les membres de l'IDU s'imposent comme des contributeurs incontournables au développement économique de Québec. Porte-parole d'une industrie en pleine effervescence, l'IDU défend les intérêts des promoteurs, des développeurs et des gestionnaires immobiliers, des investisseurs, des prêteurs, ainsi que des professionnels oeuvrant dans les secteurs connexes. 
En 2016, cette industrie a généré plus de 1,6 milliard $ de retombées économiques dans la Capitale nationale et procure quelque 15 000 emplois à temps plein dans la région. Selon Québec international, la dépense moyenne annuelle du secteur immobilier commercial des cinq dernières années se chiffre à près de 678 millions $. Au chapitre de la contribution économique régionale, l'industrie immobilière de Québec est aussi importante à Québec que celle de l'assurance et des services financiers.
Sur le plan fiscal, c'est près d'un demi-milliard de dollars en impôt foncier qui est versé annuellement dans les coffres de la Ville par le secteur de l'immobilier non résidentiel. Soit près de 50 % de l'ensemble des entrées fiscales annuelles de la Ville de Québec. La Ville de Québec a mis sur pied un Groupe de travail sur l'environnement économique des entreprises, que nous avons chaudement salué. Au chapitre des enjeux qui y seront étudiés se trouve toute la question de l'équilibre des contributions fiscales entre les immeubles résidentiels et non résidentiels. Les membres de l'IDU et moi croyons fermement qu'un nouvel équilibre est requis afin d'offrir un nécessaire répit à nos clients, soit les commerçants et entrepreneurs occupant nos immeubles.
L'IDU favorise le progrès de l'industrie immobilière et un développement urbain responsable, priorisant la densification et le développement d'une offre de transport moderne et adaptée aux besoins des travailleurs. Cet enjeu incontournable du transport collectif continuera évidemment d'occuper nos travaux et nos interventions au cours des prochaines années.
Les années futures vont continuer à prouver l'importante contribution de l'immobilier non résidentiel au développement de Québec. On dénombre déjà environ 70 projets immobiliers en cours, évalués à près de 1 milliard de dollars d'investissements privés.
Plus que jamais, l'IDU compte contribuer aux grands débats qui ne manqueront pas d'occuper la région de Québec au cours des prochaines années. À l'image de l'économie de Québec, l'IDU demeurera dynamique et innovera pour que la prospérité actuelle ne soit pas qu'un effet de cycle.
Nathalie Roussin, ingénieur, MBAPrésidente du Conseil régional de Québec de l'IDU et présidente, Les Immeubles Roussin