«Les habitudes de consommation ont rapidement évolué et nos entreprises ont besoin d’une plateforme de commerce en ligne globale, réfléchie et adaptée», écrivent les auteurs Charles Guimont et Albert Dang-Vu.
«Les habitudes de consommation ont rapidement évolué et nos entreprises ont besoin d’une plateforme de commerce en ligne globale, réfléchie et adaptée», écrivent les auteurs Charles Guimont et Albert Dang-Vu.

L’expertise québécoise dans le commerce en ligne: un élément essentiel de la relance économique

POINT DE VUE / Alors que la crise sanitaire malmène notre économie depuis plusieurs semaines, nos entrepreneurs, nos manufacturiers et nos détaillants québécois doivent effectuer un véritable virage numérique pour profiter du potentiel du commerce en ligne et ainsi demeurer compétitifs à l’ère de la COVID-19.

Plus que jamais, les entreprises d’ici doivent miser sur un véritable environnement d’affaires numérique afin de réussir à se démarquer dans leur secteur face à une compétition internationale souvent féroce. Les habitudes de consommation ont rapidement évolué et nos entreprises ont besoin d’une plateforme de commerce en ligne globale, réfléchie et adaptée. Au-delà d’un simple site Web transactionnel, il leur faut une véritable stratégie numérique intégrée qui permet notamment d’aller rejoindre les consommateurs là où ils sont.

Le gouvernement Legault a posé de nombreux gestes significatifs pour soutenir les entreprises québécoises durant cette période difficile. Nous saluons particulièrement les appels répétés à favoriser l’achat local et la mise en ligne du Panier bleu, qui représente une vitrine pour nos produits fabriqués ici.

Mais malgré ces initiatives, l’incertitude économique persiste et nous amène à réfléchir en profondeur sur la façon dont nos entreprises peuvent continuer d’exister. Heureusement, nous disposons au Québec d’un atout majeur: une forte expertise en commerce électronique reconnue à travers le monde. Nous avons la créativité et le savoir-faire requis, non seulement pour aider les entreprises d’ici à prendre le virage numérique, mais aussi à s’exporter.

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Malheureusement, le gouvernement Legault a retiré lors du dernier budget un soutien dont nous bénéficions pour accompagner les entreprises dans leur transformation numérique, soit le volet de la «conception et le développement des sites Web» du Crédit pour le développement des affaires électroniques (CDAE). Bien que des plateformes gratuites en ligne, lesquelles sont développées par des entreprises étrangères, puissent être intéressantes pour réaliser un premier niveau de site Web, elles n’égalent en rien à l’accompagnement d’entreprises québécoises spécialisées en technologies numériques pour véritablement prospérer à l’ère numérique.

Trois mois après le dépôt du budget, le Québec a grandement changé, de même que nos habitudes de consommation. Le retard accumulé en matière de transformation numérique au Québec n’a évidemment pas aidé nos entreprises à faire face aux impacts de la pandémie, alors que le commerce en ligne a explosé partout dans le monde. Aujourd’hui, nous croyons qu’il est nécessaire que le gouvernement fasse preuve d’agilité en revoyant sa décision et en rétablissant les paramètres du CDAE afin de favoriser le développement au Québec de ces solutions d’affaires.

En soutenant la conception de plateformes numériques québécoises, il s’assurera non seulement de générer des retombées concrètes supplémentaires pour l’économie, mais aussi de favoriser l’implantation de solutions numériques qui aideront les entreprises à mieux vendre leurs produits aux Québécois et à exporter. C’est une situation gagnant-gagnant.

La relance économique passera par le numérique et nous souhaitons que les entreprises québécoises reçoivent le support nécessaire pour y participer activement.