Il est temps que le Québec vise plus haut qu'un objectif de 80 % de taux de diplomation, juge le ministre Sébastien Proulx. «À mon avis, c'est pas suffisant.»

Lettre du ministre Proulx aux «crinqués» de l'éducation

Lettre envoyée par le ministre Sébastien Proulx aux premiers membres du groupe «Les 100», le 26 mai 2017
Bonjour à tous,
D'entrée de jeu, je m'empresse de vous remercier sincèrement de votre intérêt et de votre dévouement à vouloir innover en éducation. Votre engagement et votre enthousiasme sont une source de motivation et me donnent des raisons supplémentaires de poursuivre dans ma volonté de changer les choses et de moderniser notre système éducatif.
Comme je vous l'ai déjà indiqué, je souhaite m'entourer d'un groupe de crinqués motivés qui ont à coeur l'éducation et qui vivent au quotidien les réalités de nos établissements scolaires, parce que c'est ce qui me permettra d'échanger en temps réels et de prendre le pouls du terrain.
Bien entendu, il pourrait y avoir des dizaines de sujets intéressants à «pousser plus loin» ensemble. Je vous en propose quelques-uns, question de mettre la balle en jeu. Avant tout chose, il nous faut constituer ce groupe d'intéressés. Je vous propose donc de convier en mon nom les crinqués, hommes et femmes, que vous avez identifiés dans votre Google Docs, de les inviter dans le groupe Slack et de former les groupes, en fonction des atouts et forces de chacun. Mes collaborateurs, Marie Deschamps et Jean-François Helms, seront présents à vos côtés sur Slack et pourront intervenir au besoin.
Donc, je débute en vous proposant les sujets de discussion suivants :
1. Stratégie numérique :
• Quels gestes devrions-nous poser pour intégrer davantage de technologiesen pédagogie?
• Également, quel type de technologies devrions-nous prioriser?
2. Formation des élèves en lien avec les compétences du 21e siècle :
• Par où commencer l'implantation du codage et de la programmation dans nosactivités pédagogiques et, ultérieurement, dans notre régime pédagogique?
• Puisqu'il existe plusieurs types de langage de programmation et de codage, lesquels devrions-nous choisir?
3. Formation continue des enseignants :
• Il m'apparaît que la formation continue de certains enseignants est un enjeu sérieux. Qu'en est-il, selon vous?
• Quels gestes devrions-nous poser pour nous assurer que la formation continue est pratiquée par chacun des enseignants pour être au service de la pédagogie?
• Devrait-il y avoir un nombre d'heures allouées annuellement à la formation continue?
• L'offre de formation continue actuelle est-elle adéquate? Doit-elle être revue? Si oui, quels sujets vous apparaissent essentiels? 
4. Valorisation de la profession enseignante :
• Selon vous, quels sont les gestes importants à poser pour valoriser concrètement la profession enseignante?
• Comment définir l'autonomie professionnelle des enseignants? 
En plus de ces sujets de réflexion, je vous invite à me faire part au quotidien de vos propres sujets, observations, commentaires et suggestions. Je vous informe également que je verrai à réunir le «comité directeur» sous peu afin d'échanger directement sur plusieurs sujets. D'ailleurs, ce pourrait être l'occasion de parler de la politique sur la réussite éducative, des EHDAA, etc.
En terminant, je vous exprime à nouveau toute mon admiration pour votre travail au quotidien et votre engagement à en faire davantage pour soutenir la réussite éducative. Merci de souvent penser et agir en dehors de la boite. Nous vous en sommes reconnaissants.
Ne cessez pas de me solliciter et de me transmettre vos idées et vos suggestions. Je répète que vous pourrez nous soumettre des sujets ou des préoccupations sur des enjeux à discuter ensemble.
Votre apport est inestimable pour moi.
Je vous remercie.
Le ministre,
Sébastien Proulx