Lettre à Patrick Paquet, candidat dans Neufchâtel-Lebourgneuf

Cher Patrick,

D’abord, cette étude n’a rien d’un secret: il s’agit de l’étude de faisabilité tramway-SRB dévoilée lors d’une conférence de presse le 2 mars 2015, organisée par les Villes de Québec et Lévis. À peu près tous les médias de la région y étaient représentés et ont abondamment couvert le sujet.

D’autre part, l’étude en question ne dit pas qu’un tramway n’est pas nécessaire à Québec d’ici 2041. Elle démontre qu’un tramway n’est pas requis d’ici 2041 sur un parcours qui part de D’Estimauville, emprunte le boulevard Charest, traverse le pont de Québec, puis circule sur le boulevard Guillaume-Couture jusqu’au secteur Desjardins, dans l’Est de Lévis.

En effet, sur Charest, compte tenu de l’achalandage prévu dans les années à venir, un mode par bus est tout à fait approprié. Il s’agit d’une bonne idée d’ailleurs reprise dans le Réseau structurant de transport en commun.

Au cas où cela vous aurait échappé, le Réseau structurant de transport en commun est un projet beaucoup plus complet qui comprend une ligne de tramway, un parcours de trambus et des infrastructures dédiées. Ce Réseau structurant desservira directement 28 des 35 quartiers de la Ville. Cette nouvelle colonne vertébrale de transport en commun sera soutenue par le réseau de bus du RTC, qui sera redéployé en conséquence afin d’offrir le transport en commun à l’ensemble des citoyens et citoyennes de Québec.

Dans le Réseau structurant, le tramway est une nécessité dès l’ouverture en 2026. Le parcours qu’il empruntera depuis Charlesbourg en passant par Limoilou, Saint-Roch, la colline parlementaire, le secteur Belvédère, l’Université Laval et le secteur Laurier est l’axe de transport en commun le plus achalandé de l’Agglomération. Sur ce parcours, avec l’achalandage important que nous avons aujourd’hui, nous sommes dans la zone de pertinence du tramway, un mode de transport qui offre une capacité de plus de 5000 passagers à l’heure.

Québec est mûre pour un passage à un service de transport en commun plus moderne, rapide et efficace. Les 150 000 utilisateurs et utilisatrices quotidiens du RTC le savent bien.

J’espère que ces quelques explications vous permettront de rectifier vos déclarations récentes.

Étienne Grandmont 

Directeur général Accès transports viables