Les sénateurs québécois appellent le gouvernement fédéral à réviser sa stratégie maritime et à octroyer un contrat à Chantier Davie.

Les sénateurs du Québec soutiennent Davie

Devant la perspective imminente d’une autre vague de mises à pied de centaines d’employés qualifiés du chantier maritime Davie à Lévis, la grande majorité des sénateurs du Québec, de tous les horizons politiques, joignent leurs voix aux milieux des affaires, syndicaux et politiques afin de demander au gouvernement fédéral non seulement de lui octroyer sans tarder un contrat, mais de réviser sa stratégie maritime. De l’avis de ces sénateurs québécois, c’est non seulement l’avenir du plus grand chantier maritime du Canada qu’il faut protéger, mais aussi tout un écosystème industriel de plusieurs centaines de fournisseurs du Québec qui approvisionnent le chantier.

«Nous interpellons le premier ministre Trudeau ainsi que les membres de son cabinet, afin qu’ils accélèrent l’octroi d’un contrat qui pourrait assurer la survie de la Davie. Nous savons que le gouvernement dispose des besoins opérationnels et des moyens d’éviter ces mises à pied massives. L’expertise québécoise est reconnue, les faits prouvent que Davie peut livrer la marchandise dans les temps et dans les budgets; maintenant le gouvernement fédéral doit montrer clairement sa volonté politique », déclare Éric Forest, sénateur indépendant.

«Le gouvernement fédéral doit réviser sa stratégie maritime, qui date de plusieurs années, et qui pénalise injustement la Davie à cause de critères restrictifs. Les sénateurs, de tout horizon politique, demandent aujourd’hui un soutien immédiat à court terme pour le chantier québécois. Le fédéral a également la responsabilité de revoir sa vision à long terme, qui donnerait sa juste part à chacun des trois chantiers au pays », insiste Claude Carignan, sénateur conservateur.

«Dans un contexte où une main-d’œuvre qualifiée comme celle de la Davie est très en demande, il est impératif de faire en sorte que ces employés qui possèdent une expertise cruciale ne quittent pas le Québec de manière précipitée et inutile », ajoute Dennis Dawson, sénateur libéral indépendant. 

Les sénateurs québécois espèrent que les sorties unanimes des milieux des affaires, syndicaux et politiques exercent une pression suffisante sur le premier ministre Trudeau et le gouvernement libéral, afin d’éviter l’effondrement inutile d’une grappe industrielle essentielle au Québec, ce qui serait catastrophique aux plans économique et humain.

Les sénateurs Pierre-Hugues Boisvenu, Patrick Brazeau, Claude Carignan C.P., Jean-Guy Dagenais, Dennis Dawson, Éric Forest, Joan Fraser, Rosa Galvez, Marc Gold, Leo Housakos, Serge Joyal C.P., Ghislain Maltais, Paul J. Massicotte, Marie-Françoise Mégie, Chantal Petitclerc, André Pratte, Raymonde Saint-Germain, Judith Seidman, Larry W. Smith, Josée Verner C.P. et Charlie Watt.