Le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte

Les ponts à Québec... pensons-y un peu

Notre famille demeure à Québec, et la vie a fait que tous les jours, ma conjointe et moi devons emprunter les ponts pour notre travail. À l'âge qu'ont nos enfants, si nous étions sur la Rive-Sud, ce serait nos enfants qui auraient à faire le trajet, en sens inverse.
Avec deux ponts, lorsqu'il y en a un de bloqué, je peux vous confirmer que les solutions de rechange se font rares.
Ne me dites pas que la circulation n'a pas changé depuis l'an 2000 car je me souviens très bien qu'en 1995, à 7h30, lorsque j'allais sur la Rive-Sud, et que, au milieu du pont, je regardais devant moi et dans mon rétroviseur, je pouvais compter deux ou trois automobiles. Alors dire que la circulation n'a pas changé depuis l'an 2000, je n'y crois pas.
Également, puisque je n'aime pas me faire dicter par les autres mes besoins, j'aimerais faire ce que je n'aime pas toujours faire... Comparer.
Communauté métropolitaine, Québec (750 000 habitants) - 2 ponts (ou accès) avec neuf voies de circulation.
Communauté métropolitaine, Montréal (4 millions habitants) - 16 ponts (ou accès à l'île de Montréal) avec 90 voies de circulation.
Un petit calcul nous amène à dire que Québec devrait avoir 3 ponts avec 16 voies de circulation? Ici, je n'ai pas inclus dans le calcul le métro et les trains de banlieue qui ne sont pas négligeables en termes d'accès.
L'histoire nous prouve également que le développement économique d'une région passe par les accès qu'on lui procure. Montréal (ayant perdu son statut de métropole) le sait maintenant. Dans les années 60, Toronto et les Grands Lacs le savaient encore plus, lorsque nous leur avons payé tous ensemble une belle voie maritime du Saint-Laurent.
Pour la région de Québec, il est grand temps que les «non-décideurs» qui nous dirigent prennent action dans le transport en commun tout en fusionnant de nouveaux accès, malheureusement. Faire de nouveaux accès ne se fera pas en une semaine. Les congestions automobiles polluent beaucoup plus que nous ne le croyons. Des milliers d'automobiles à 10 km/h pendant deux heures, tous les jours dans le même secteur... Ce n'est certainement pas bon pour la santé. Prendre des décisions, des orientations, ce n'est pas facile, mais être sur le neutre a des conséquences aussi graves. Les multitudes et interminables études simulent des actions et n'aboutissent pas, avec les changements de gouvernements et de dirigeants.
Paul Lafrance, Québec