Nous les parents, nous soufflons enfin. Des professionnels s’occupent de nos enfants.

Les politiciens peuvent faire la différence

Nicolas, Louise, Alexia, Nathan ainsi que d’autres enfants vivant avec la dysphasie ou la dyspraxie verbale ont maintenant la chance de fréquenter l’École oraliste de Québec pour enfants malentendants ou sourds. Ils n’ont aucune surdité. Des politiciens ont compris que leurs besoins sont similaires à ceux d’autres enfants en difficulté langagière résultant de surdité ou malentendance. L’inclusion en milieu régulier n’est pas toujours la solution, quoique envisageable pour certains après une mise à niveau. Les besoins de chaque enfant sont différents. Les besoins ne peuvent être généralisés et ne se résumer qu’à des étiquettes.

Les politiciens ont fait la différence dans la vie de nos enfants, tous partis confondus. Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx du Parti libéral, Agnès Maltais et Alexandre Cloutier du PQ ainsi que Jean-François Roberge et Geneviève Guilbault de la CAQ nous ont entendus et se sont impliqués dans notre dossier, sans compter leurs conseillers et attachés politiques et certains fonctionnaires, dont la sous-ministre adjointe à l’Éducation, Geneviève Moisan, et le directeur à l’enseignement privé, Étienne Chabot. Le sujet a été débattu à l’Assemblée nationale. C’est grâce à eux que nos enfants fréquentent depuis septembre l’École oraliste de Québec pour enfants malentendants ou sourds. Nous les en remercions. Ils ont compris. Ils ont su démontrer que nous devons viser la réussite de nos enfants qui, nous en sommes certains, ont un bel avenir devant eux.

Nos enfants vivent avec la dysphasie ou la dyspraxie verbale. Ces troubles de langage, expressifs, réceptifs ou mixtes, sévères dans le cas de nos enfants, ont un impact sur leur parcours scolaire. Nos enfants ont la même intelligence que les autres enfants. Ils ont le désir de réussir. Malheureusement, en raison de la complexité de ces troubles, l’école régulière n’est pas toujours en mesure de leur offrir le soutien requis, et ce, malgré le bon vouloir de tous. Le degré d’atteinte de la dysphasie ou de la dyspraxie verbale est variable. Ça explique peut-être pourquoi certaines personnes ont du mal à comprendre le besoin d’un suivi intensif et personnalisé comme celui dont bénéficient maintenant nos enfants. Ce suivi, qui mise sur l’estime de soi, est un catalyseur d’efforts qui résulte en d’impressionnants exploits au quotidien.

Quelques semaines seulement après la rentrée, nous les parents, en sommes témoins : le sourire de nos enfants le soir après l’école, leur fierté, les nouvelles interactions avec d’autres enfants, le sentiment d’être compris, de pouvoir réussir. Ils aiment l’école et ont hâte d’y aller! La souffrance silencieuse des échecs passés se dissipe lentement, nous les voyons s’émanciper.

Les professeurs qui ont accueilli nos enfants les bras ouverts ont des maîtrises universitaires dans des domaines d’expertise reliés à la littératie et sont compétents en la matière. Ils ont le temps, ils sont passionnés, ils y mettent du cœur, ils peuvent se concentrer sur les besoins particuliers de nos enfants et en tenir compte au travers de chaque matière. C’est la vision et le leadership de la fondatrice et directrice de l’École oraliste de Québec pour enfants malentendants ou sourds, Andrée Boisclair, qui se reflètent dans toute l’école au quotidien. Autant les enseignants que les parents veulent suivre cette grande dame, chercheuse et professeure émérite de l’Université Laval qui s’est spécialisée en psycholinguistique développementale et en développement de l’enfant.

Nous les parents, nous soufflons enfin. Des professionnels s’occupent de nos enfants. Comme tout parent, nous savons que leur parcours scolaire suit son cours. Nos enfants sont entre bonnes mains.

Nous devons étendre cette compréhension aux autres types de besoins particuliers, surtout en période électorale. La réussite de tous les enfants est un enjeu électoral important, pour les enfants ayant des besoins particuliers ou non. Visons le résultat, soit la réussite et non le moyen, l’éducation. Il faut se rappeler que les politiciens sont là pour nous, que nous devons leur parler, leur rappeler qu’ils peuvent faire la différence. Nous devons écouter ce qu’ils promettent de faire pour nos enfants et voter. Nous devons croire qu’ils peuvent changer les choses. Pour nous, c’est arrivé.

Marco Toulouse et Marie-Andrée Laferrière, parents de Nicolas

Celia Beatriz Machado Iglesias et Jeankarlo Iglesias Silva Paulino, parents de Louise

Lizbeth Cigarroa Escobar et Daniel Macias-Valadez, parents d’Alexia

Karine Lévesque et Jérôme Blais-Morin, parents de Nathan