Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, alors qu'il annonçait des investissements dans les cours d'école québécoises.

Les millions de dollars et l'éthique

Le Parti libéral du Québec doit être félicité pour son investissement de millions de dollars dans l'amélioration du système d'instruction publique.
En effet, les commissions scolaires pourront embaucher des centaines de professionnels pour venir en aide à nos élèves les plus vulnérables dès la maternelle; certaines écoles bénéficieront de nouvelles salles de gymnase tandis que d'autres auront des installations sportives rénovées, et environ 3 M $ sera dépensé pour l'embellissement d'environ 150 cours d'école à travers la province.
Sur le front de la démocratie des commissions scolaires, le gouvernement a également dépensé des sommes importantes et investi beaucoup de temps pour avoir des comptes-rendus et tenir des consultations et des réunions visant à moderniser le système grâce aux projets de loi 86 et 105 pour la réforme des commissions scolaires.
Cependant, il reste toujours un problème à régler. Alors que le gouvernement Couillard est fier de son Code d'éthique, généralement, il n'y a rien de quoi se vanter par rapport aux codes d'éthiques de nos commissions scolaires.
Le gouvernement devrait examiner de près la Loi sur l'instruction publique, laquelle, en fait, ordonne aux commissaires des commissions scolaires d'élaborer «un code d'éthique et des règles de comportement professionnel auxquels les commissaires doivent adhérer.» Il est facile d'imaginer que cette directive soit source de problèmes puisque les codes varient grandement les uns des autres.
Les commissions scolaires ont en place des règles différentes portant sur la comptabilité, la transparence et, même, pour déterminer ce qui constitue la démocratie. Un bon Code d'éthique doit munir les commissaires d'une boussole morale pour les guider en périodes de turbulence et doit établir un comportement éthique irréprochable pour la prise de décisions judicieuses.
Les pratiques et les politiques des commissions scolaires doivent être fondées sur un Code d'éthique clair et sans ambiguïté.
Ceci dit, en cette ère du cyberespace, le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, se doit d'établir des normes plus strictes régissant les codes d'éthique des commissions scolaires.
Chris Eustace, Montréal