Le projet de prolongement de l'autouroute Félix-Leclerc à travers L'Ancienne-Lorette comporte de nombreux désavantages, selon l'auteur de la lettre.

Les impacts de l'autoroute Félix-Leclerc

Lettre au ministre François Blais et à la candidate libérale dans Louis-Hébert, Ihssane El Ghernati
Dans le but d'alimenter votre réflexion, voici quelques informations sur les impacts du prolongement de l'autoroute Félix-Leclerc à travers L'Ancienne-Lorette.
1. L'autoroute serait surélevée sur plusieurs centaines de mètres à cause de la rivière qui serpente sur ce trajet. On sait ce qu'une autoroute surélevée donne à l'entrée de Trois-Rivières. Le bruit et la pollution chimique se diffuseraient sur un très large corridor. Il y aurait impossibilité de construire un mur anti-bruit sur ce segment.
2. L'autoroute, à cause de l'étroitesse du tracé, passerait à quelques mètres de la cour arrière de centaines de résidences. Elle passerait aussi aux pieds des balcons d'une grande résidence pour personnes âgées (rue des Pionniers). La santé des gens serait affectée à moyen terme : vous le savez grâce à des études sérieuses. Les camions circuleraient 24 heures par jour. Ils proviendraient de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de Québec, en direction de Montréal.
3. L'autoroute serait congestionnée dans cinq ans comme l'autoroute Robert-Bourassa. Il faut y circuler aux heures de pointe pour le réaliser! On devait rendre fluide la circulation du cette autoroute par son prolongement. Depuis, la situation est deux fois pire qu'avant. La raison est qu'une nouvelle autoroute engendre l'étalement urbain, c'est bien connu.
4. L'autoroute passerait à environ 50 mètres d'une école primaire. Les enseignants et les élèves devraient travailler, étudier et jouer, à la récréation, dans le vacarme et la pollution de l'air.
Les citoyens s'opposent vigoureusement à un tel projet. L'ère de couper une ville en deux par une autoroute est terminée. Les arguments valables il y a 50 ans pour l'acquisition des terrains par le ministère des Transports sont maintenant caducs. La solution passe par l'invention d'un système de transport en commun efficace, comme dans toute ville qui grossit à travers le monde. Si vous y tenez absolument, passez dans le sous-sol, faites un tunnel comme pour le boulevard Notre-Dame à Montréal.
Patrick Genest, L'Ancienne-Lorette