Le maire Régis Labeaume

Les humeurs d'un maire intempestif

Encore une fois, ces derniers jours, notre maire a fait des siennes. Fier de sa ville comme pas un, il ne peut admettre que les utilisateurs du Centre Vidéotron (son bébé) soient contraints d'attendre lors du retour à la maison. Il se lance à l'attaque des chauffeurs de taxi, allant jusqu'à les menacer de faire appel à Uber ou à d'autres types de transport. En aucun cas, il s'en prend au transport en commun, seule l'industrie du taxi est accusée.
Sans lui donner entièrement tort, force est d'admettre qu'une fois de plus, il a réagi un peu trop promptement. En fin de semaine dernière, six ou sept événements majeurs se sont tenus dans la région de Québec, des événements susceptibles de faire appel à plus de transporteurs qu'à l'habitude. Tout cela dans un contexte de nombreuses routes en réparation, ornées de cônes orange. Il est bien évident qu'il est impérieux de régler le problème de la sortie du Centre Vidéotron lors de gros événements, non pas en invectivant un groupe de transporteurs, non plus en les menaçant, mais en tentant de trouver ensemble une solution. 
Monsieur le maire veut tout régler, et vite, écorchant souvent au passage bien des gens. Il veut décider de l'élargissement de l'autoroute 73, avoir le droit d'imposer les conditions de travail des syndiqués du municipal, décider de la façon de régler le régime de retraite desdits employés, et combien d'autres encore? Son impulsivité l'a même mené tout récemment à traiter d'imbéciles les gens de l'agglomération de Charlesbourg dans l'affaire des paniers de basket dans la rue. Et dire que pendant ce temps-là, on tente de contrer l'intimidation à l'école. L'exemple ne doit-il pas venir des adultes d'abord?
Michel Giroux, Québec