Les changements climatiques comme explication aux décès inhumains

Ainsi donc, du monde mourrait maintenant à mon hôpital (Sacré-Cœur), entre autres, dans des conditions dignes du XVIe siècle, et ce non parce que le plus élémentaire-de-base n’y serait pas dispensé comme il se devrait, mais en raison des «changements climatiques», selon le premier ministre.

Bien sûr, bien sûr, c’est sûrement là LA cause première et principale (voire unique peut-être?), de ce pourquoi non seulement n’y a-t-il pas encore de climatisation adéquate en maints lieux de soins où il eût dû y en avoir depuis belle lurette, mais non munis non plus du plus simple ventilateur ordinaire susceptible d’amoindrir au moins quelque peu l’insupportable de certains moments ultra-pénibles, pour lesquels, incidemment, existent, dit-on, ce genre de services que sont hôpitaux, centres d’hébergement, aires de soins palliatifs, etc.

Hé, serait-ce cela le nouveau support d’état pour «mourir dans la dignité», new way, — se voir abandonné aux seuls siens, pour tout caring, pour terminer ses jours dans l’inhumanité la plus totale?

Ah, on aurait «dégagé des marge$ de manœuvre», paraît. Ben oui, ben oui. Ça ira mieux, infiniment, dorénavant, grâce à ça. De même, en effet, que des guerres peuvent engendrer prospérité; les saignées profondes et répétées de nos bons docs gouvernementaux auraient apporté un inédit mieux-être jamais vu au pays du Québec.

Qu’importe, alors, donc, que quelques-uns meurent, là, en des conditions indignes de toute société le moindrement civilisée. Les finances et l’économie ne se portent-elles pas de mieux en mieux, elles? Et ce grâce à l’insigne gouvernance de docteurs voués corps et âme à la santé de la population. Qui sait s’ils n’y seraient point parvenus. À moins que leur conception ou manœuvre en soit une, au contraire, typique d’une société, d’élites ou de gouvernants eux-mêmes pathétiquement déficients mentalement ou rationnellement, ou dangereusement «malades»?

Denis Beaulé, Montréal