Daniel Weinstock 
Daniel Weinstock 

L'enseignement de la liberté

POINT DE VUE / En réaction au point de vue de Chantal Pouliot «L’affaire Weinstock ou la liberté universitaire sous tension» paru le 26 février.

Dans son point de vue, Mme Pouliot souligne avec pertinence la nécessité de la liberté universitaire des enseignants. Dans une certaine mesure, cette notion s’applique aussi à des niveaux pédagogiques inférieurs. Je tiens à citer mon cas particulier.

Chaque vendredi après-midi depuis l’automne 2019, je donne des ateliers avec la troupe-école de théâtre Les Merveilleuses Têtes Heureuses, en santé mentale. Et, non content d’y enseigner les techniques de jeu dramatique, j’en profite pour faire d’une pierre deux coups en y allant d’une approche adaptée à leurs capacités.

Cette méthode se veut un mentorat placé sous le sceau de la vulgarisation analogique. J’expose, à mon groupe d’adeptes, les parallèles entre les arts de la scène et la réalité de chacun d’entre eux. Exemple : l’importance d’exprimer sa liberté de penser en prenant conscience des êtres par l’observation, pour comprendre et mieux ressentir ensuite.

La liberté nous est commune. J’ai écrit, le 26 août dernier, que celle des uns s’arrête là où celle des autres commence. Mieux encore : c’est une forme de respect qui permet d’accepter de donner et de recevoir avec une gratitude mutuelle, faisant grandir l’acteur-actrice dans l’exercice de son art. La base même du partage par l’écoute. Sur scène, comme dans la vie!

L’enseignement est également de l’ordre du partage entre un prof et ses élèves, tous niveaux confondus. Partage des connaissances, oui, mais de sa passion, surtout! Celle de la curiosité de connaître. Pour comprendre et ressentir davantage, ultimement.

Quelques médias devraient en prendre de la graine … cela étant dit, humblement!