La marche pour le climat à Montréal a vu défilé près de 500 000 personnes.

Le vert pour vendre son message

POINT DE VUE / Une opportunité en or s’est présentée vendredi dernier aux partis politiques qui mettent de l’avant une plateforme verte avec la grande marche pour le climat. Près d’un demi-million de jeunes et de moins jeunes ont montré qu’ils se sentaient concernés par cet enjeu.

Si bien que pour satisfaire cet électorat, les partis doivent montrer qu’eux aussi ils réfléchissent à cet enjeu. Pour attirer cet électorat, les conservateurs doivent prétendent eux aussi y réfléchir. Et ils le font à grands coups de petites déclarations qui peuvent sembler a priori progressistes et même pro-environnementales : crédits d’impôt pour la rénovation verte, crédit d’impôt pour l’utilisation du transport en commun. Malgré ce fin stratagème, digne d’un candidat d’Occupation Double, ne pas se laisser avoir par ce subterfuge est d’autant plus important.

Pour l’ensemble de la génération climato-anxieuse, dont je fais partie, la marche de vendredi n’était qu’une démonstration parmi un large éventail de moyens d’actions disponibles. Après avoir montré la force du nombre, il faut continuer de se mobiliser. 

Les partis politiques ont participé à la manifestation, ils sont à l’écoute. À nous de voir si leurs engagements sont aussi verts qu’ils le prétendent en lisant attentivement leur plateforme. Doit-on analyser la présence de ces engagements par le simple opportunisme afin de s’accaparer le vote d’une nouvelle clientèle d’électeurs pour qui l’environnement est au cœur des préoccupations? Une tentative de se vendre sous un angle alléchant?

Même si vous pouvez penser que les libéraux ne vous ont pas rendu la vie plus verte, vous pouvez rapidement en venir à la conclusion que nous avons évité bien pire ces dernières années. Si votre circonscription est chaude, rendez-vous service, votez pour empêcher l’élection d’un conservateur.