Le véritable rôle des arbres sur les GES

POINT DE VUE / En réaction à l’article «2 milliards d’arbres pour 40 % des objectifs» du chroniqueur Jean-François Cliche paru le 2 septembre

Le texte de Jean-François Cliche s’avère fort pertinent et donne l’heure juste sur le véritable rôle des arbres pour réduire les gaz à effet de serre. Ce texte donne suite à la déclaration du premier ministre Trudeau précisant que «cela nous aidera aussi à atteindre près de 40% de nos cibles de réduction des GES».

Cette analyse du journaliste Cliche présente plusieurs faits qui démontrent que «cet objectif est irréaliste et qu’en réalité, les deux milliards d’arbres plantés représentent moins de 15% des objectifs fédéraux.»

Il faut aussi tenir compte qu’un jeune arbre fraîchement planté nécessite plusieurs années de croissance avant d’atteindre la maturité et de capter son maximum de CO2 lors du processus de photosynthèse, que dans un secteur faisant l’objet d’une plantation, cette monoculture constitue un écosystème vulnérable aux insectes et maladies, laissant présager un pourcentage de mortalité des arbres au fil des ans.

De plus, la production de jeunes arbres nécessite des infrastructures (serres) qui doivent être alimentées en énergie… avons-nous tenu compte de ces données dans l’élaboration de ce programme?

Cette proposition me remémore le programme de plantation de 300 000 arbres que le gouvernement de René Lévesque avait mis en place au cours des années 1980. Je me souviens que le casse-tête des forestiers de l’époque était de trouver suffisamment de terrains pour planter tous ces jeunes plants…

Les aménagistes forestiers vont favoriser des coupes de protection de la génération naturelle plutôt que d’être dans l’obligation de replanter des arbres, c’est plus efficient et contribue à une meilleure mise en valeur de la biodiversité.

Nous bénéficions des grands espaces et la plantation d’arbres est fort louable, mais la priorité de protéger les espaces naturels s’avère une avenue à privilégier si nous désirons mettre à profit de façon maximale les arbres dans l’objectif de réduction des gaz à effet de serre.