Réservé aux filles depuis 2008, le vaccin contre le virus du papillome humain sera offert gratuitement à tous les garçons de 4e année.

Le vaccin contre les VPH vaut-il le risque?

J'ai appris samedi matin, en lisant Le Soleil, que le vaccin contre les virus du papillome humain (VPH), déjà offert gratuitement à toutes les filles de 4e année, sera maintenant aussi offert à tous les garçons de cette année du primaire. Un article très intéressant du journaliste Jean-François Cliche, mais j'aurais apprécié une mention des risques associés à ce vaccin (au Québec, le Gardasil).
L'appel urgent à un moratoire sur la vaccination contre les VPH en octobre 2015 de Geneviève Rail, Luisa Molino et Abby Lippman (chercheuses à l'Université Concordia et chercheuse et professeure émérite à l'Université McGill) résonne toujours en ma mémoire. Cette prise de position avait fait l'objet d'une vive opposition de sympathisants très qualifiés du Réseau canadien de prévention du VPH qui ne m'avait toutefois pas du tout convaincu. Dans une réplique, le groupe de chercheurs québécois réclamant un moratoire mentionnait qu'«il existe de multiples publications scientifiques sur les effets indésirables graves liés au vaccin anti-VPH. [...] Notre étude nous a permis de constater que les discours de multiples experts et expertes, organismes, chercheurs indépendants et chercheuses indépendantes (dont nous sommes) sur la vaccination des jeunes filles contre les VPH diffèrent sensiblement des messages issus des fabricants et relayés par les autorités en santé publique et autres intervenants et intervenantes du milieu de la vaccination anti-VPH».
Mes enfants ont reçu tous leurs vaccins et recevront ceux contre les hépatites A et B en 4e année, mais pas celui contre les VPH. Un choix éclairé sera important pour tous les parents.
Jasmin Lemieux-Lefebvre
Québec