Le tunnel, un dossier complexe

POINT DE VUE / Monsieur Bourque, j’adore vos rubriques super instructives, en particulier celles parlant du troisième lien, et des ponts. Vous êtes le seul qui nous donne des détails techniques super importants pour se faire une idée des embûches et les coûts qui suivront.

Dans celui d’un tunnel, c’est beaucoup plus complexe. Investir quatre milliards pour que les autos traversent le fleuve et sorte près du boulevard Hamel, c’est génial si on oublie la facture, et les autos qui devront rebrousser chemin pour monter en haute-ville.

Étant donné que le but premier d’un troisième lien est de désengorger les ponts, notre tunnel centre-ville à centre-ville n’a pas raison d’être, il deviendrait alors comme le Stade olympique à Montréal un gouffre financier, qui ne règle rien à la base. La CAQ a reculé pour mieux avancer en abandonnant le tracé St-Pétronille. Il devra faire la même chose avec le centre-ville à centre-ville. Un tracé reliant Robert-Bourassa à l’avenue Taniata de Lévis serait très bien. Mais encore là, le tunnel sortirait où sur la rive nord? Sur Charest? Là encore les autos remonteront à la haute ville. Étant donné que les coûts pour une étude de faisabilité sont de 20 millions$, il ne faut pas «trop niaiser avec la puck», et prendre la bonne décision rapidement. Idéalement, un troisième lien devrait relier deux autoroutes de part et d’autre du fleuve. Nous revenons à l’idée de départ d’il y a plusieurs années, le prochain lien sera à l’ouest et remplacera le vieux pont.

Je suis retraité et piéton en haute-ville. Le second tracé serait pratique pour certaines personnes, mais pour les travailleurs et les étudiants, ce serait la pire décision qui soit.

Monsieur Bourque, vous êtes le mieux placé pour prendre le pouls des gens de Québec avec les gens qui vous écrivent. On sait ce que veulent les trois paliers du gouvernement, les payeurs de taxes veulent quoi? Un pont reliant le dessus des falaises, mais à quelle hauteur? Voilà c’est réglé.