Selon Marco D’Angelo, pdg de l’Association canadienne du transport en commun, les citoyens ont un appétit pour le transport en commun, mais ne sont pas prêts à abandonner leur voiture sans contrepartie.

Le transport en commun pour diminuer la congestion

POINT DE VUE / Selon un récent sondage Léger, 76 %*, les résidents de l’agglomération de Québec considèrent que la congestion routière est un problème majeur dans la région et une proportion identique souhaite que les gouvernements investissent davantage dans le transport en commun.

Les résultats de l’enquête démontrent également que les citoyens croient qu’un service de transport en commun adapté aux besoins d’une ville est synonyme d’une circulation plus fluide. 

Les répondants expriment un appétit pour le transport en commun, cependant, ils ne sont pas prêts à abandonner leur voiture sans contrepartie. 49 % des répondants jugent qu’une augmentation de la fiabilité du service de transport en commun est nécessaire pour les inciter à l’utiliser plus régulièrement, alors que 32 % estiment qu’il est impossible pour eux d’utiliser le transport en commun, faute de services.

La Ville de Québec travaille déjà à l’amélioration de son offre de services en transport en commun. 

Cependant, l’Association canadienne du transport urbain (ACTU) sait que les coûts nécessaires pour améliorer la fiabilité et la fréquence du transport en commun sont trop importants pour être assumés uniquement par les municipalités. 

Heureusement, les gouvernements fédéral et provincial ont la volonté et les fonds nécessaires afin d’investir dans de grands projets comme celui du Réseau structurant de transport en commun. L’ACTU accueille positivement le développement de nouvelles infrastructures puisque celles-ci sont nécessaires afin d’augmenter la qualité des services. 

L’ACTU croit néanmoins que le gouvernement fédéral devrait contribuer au financement de l’exploitation des services, en plus de maintenir ses investissements dans les infrastructures. 

Un financement fédéral permanent, flexible et consacré à l’exploitation, permettrait d’alléger la pression sur les réseaux de transport en commun qui doivent toujours en faire plus et innover pour répondre aux besoins grandissants de leurs clients. 

À l’aube de l’élection fédérale, les partis politiques ne peuvent ignorer le besoin important d’une meilleure mobilité. 

Ensemble, priorisons le transport en commun; il en va non seulement de l’efficacité de nos déplacements, mais de notre vitalité économique et sociale et de notre engagement collectif de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effets de serre. 

* Les résultats en français sont disponibles au prioritytransit.ca/report-fr