Le TGF est un projet ambitieux qui requiert un investissement total de plus de quatre milliards de dollars, rappellent les auteurs.

Le train à grande fréquence inclut le tronçon Montréal-Trois-Rivières-Québec

POINT DE VUE / Plusieurs médias ont rapporté qu’une étude basée sur les prévisions initiales de VIA, qui datent de 2016, pourrait remettre en cause l’intérêt du gouvernement fédéral pour le tronçon Montréal-Trois-Rivières-Québec du TGF. C’est faux.

Notre gouvernement est résolument derrière le projet reliant Québec à Toronto, tel que présenté par VIA. Dès le tout début, nous nous sommes assurés de maintenir le tronçon Québec-Montréal dans le projet du TGF car le fait de connecter plus de 12 millions de Canadiens le long du tracé a toujours été au cœur de notre vision.

Ceux qui vous diraient le contraire se trompent.

Le TGF est un projet ambitieux qui requiert un investissement total de plus de quatre milliards de dollars. Il a toujours été important pour nous, dans une philosophie de saine gestion des fonds publics, de faire l’analyse de ce projet de façon rigoureuse et par étape, essentiellement pour éviter de faire un chèque en blanc comme certains bien penseurs le souhaiteraient.

C’est pour cela que nous avons investi plus de 11 millions de dollars lors des budgets 2016 et 2018. Afin de faire avancer le projet, nous avons eu le plaisir d’annoncer le 25 juin dernier plus de 71 millions de dollars pour un bureau de projet conjoint entre VIA Rail et la Banque de l’infrastructure du Canada.

Au cours des 18 prochains mois, ce bureau de projet réalisera l’étude environnementale et les consultations qui doivent se faire avec les Premières Nations, fera l’examen des possibilités d’acquisition de terrains et de voies et complétera l’analyse financière du projet. Ce travail amènera le TGF au stade où le gouvernement pourra aller de l’avant avec le financement du projet.

Si nous avons fait ce récent investissement, c’est parce que nous avons la ferme conviction qu’une nouvelle option de transport sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent serait bénéfique pour la Mauricie, pour la ville de Québec et pour toute la province, tant au niveau de la mobilité, que de l’environnement et du développement économique.

Les études que nous avons réalisées au cours des dernières années prouvent que nous avions raison de croire dans ce projet structurant pour notre pays et nous continuerons de travailler sans relâche pour le faire progresser.

Marc Garneau, ministre des Transports du Canada

François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités

Jean-Yves Duclos, député de Québec et ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social

Joël Lightbound, député de Louis-Hébert et secrétaire parlementaire du ministre des Finances