En plus de gérer la page Facebook « Médecin de famille », je suis moi-même en attente d'un médecin et je peux vous assurer que rien n'est aussi beau que ce que le nouveau CIUSSS de l'Estrie semble dire.

Le petit médecin de famille québécois

Une journée n'attend pas l'autre, alors que Dr Gaétan Barrette, médecin spécialiste et ministre de la Santé, cherche à modifier les conditions de travail, le milieu de travail, et la nature même du travail des futurs médecins de famille québécois. Alors que partout au pays on cherche à multiplier les rôles du médecin de famille, ici on veut le confiner à la clinique, loin du territoire et des chasses gardées des médecins spécialistes en milieu hospitalier.
Pourtant la tendance est lourde. Partout au Canada, on multiplie les formations complémentaires de 3 mois à un an qui sont offertes aux médecins de famille. On les forme en chirurgie, en oncologie médicale, et même en anesthésie. Partout on fabrique des minispécialistes qui réduisent les coûts associés au salaire des médecins spécialistes qui semblent catapultés en plein voyage interstellaire.
Et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) dans tout ça? Plutôt que de sauter dans la tendance canadienne et d'amener les médecins de famille d'ici à contribuer davantage, la FMOQ accepte de créer une clause orphelin pour les nouveaux médecins de famille. Ceux-ci seront forcés de travailler uniquement en clinique, à moins d'une dérogation ministérielle.
Après les révoltes des années 90 dans plusieurs milieux de travail, les clauses orphelins semblaient être un mauvais souvenir, le symbole par excellence d'iniquités en matière d'emploi pour la génération montante. Mais le Dr Louis Godin, président de la FMOQ, est satisfait. Le petit médecin de famille québécois gardera sa place en clinique.
Non mais, quelle mouche l'a piqué?
Alexandre Ferland
Étudiant en médecine
Montréal