Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de Québec solidaire

Le Parti vert solidaire québécois au pouvoir en 2022

POINT DE VUE / Aux élections provinciales de 2022, le Québec a besoin du Parti vert solidaire québécois (PVSQ) afin de faire l’indépendance du pays, ce qui permettra d’amorcer efficacement une révolution écologique.

Si les résultats des élections fédérales nous apprennent bien une chose, c’est que les Albertains sont englués dans le pétrole. Il ne faut pas leur en vouloir, car si notre niveau de vie dépendait également de l’exploitation des sables bitumineux, nous serions probablement aussi, ici au Québec, accrochés à l’or noir. Toutefois, indépendant du reste du Canada, le gouvernement du Québec aurait une marge de manœuvre totale pour amorcer une nécessaire révolution écologique, comme nos parents et nos grands-parents ont réalisé la Révolution tranquille. 

À l’époque, c’est toute la société qui s’est transformée à un rythme fulgurant. Pour agir dans le contexte d’urgence climatique, nous avons besoin de mesures de la même ampleur que celles mises en place lors de la Révolution tranquille. Comme le disait René Lévesque, concernant la création d’Hydro-Québec et la transformation économique du Québec, lui qui était à l’époque ministre des Richesses naturelles sous le gouvernement Lesage : «Il faut d’abord apprendre à sortir de notre mentalité traditionnelle comme peuple».

Pour lancer ces transformations colossales, pour «sortir de notre mentalité traditionnelle», il faut impérativement que les deux partis provinciaux qui mettent présentement la protection de l’environnement au cœur de leur projet politique s’unissent pour ne faire qu’un seul parti politique, le Parti vert solidaire québécois. Les chicanes du passé entre solidaires et péquistes sont des enfantillages qui diviseront le vote des écologistes, ce qui ne fait aucun sens lorsque nous savons que nous vivons l’urgence climatique. 

En 2022, nous avons besoin d’un parti politique écologiste uni, qui osera prendre des décisions courageuses.

La révolution écologique, il appartient à tous de l’imaginer, mais pour la mettre en œuvre, il faut un gouvernement majoritaire qui soit vert, souverainiste et progressiste, et ce, dès maintenant.