La Ville de Québec fait-elle ce qu'il faut pour retenir les commerces dans les quartiers centraux?

Le paradoxe du centre-ville

En réaction au texte «Fermetures en série», paru dans Le Soleil le 6 septembre
Monsieur Gilbert Leduc publiait un article sur la fermeture en série des commerces dans les quartiers centraux, comme Saint-Jean Baptiste. Lors des auditions du Schéma d'aménagement et de développement révisé, mardi le 29 août, Mme Claudine Dorval a présenté un portrait de ce qui se passe dans le secteur de la rue Saint-Jean entre les rues Honoré-Mercier et Bourlamaque. De voir tous ces commerces fermés et ces appartements à louer, on se serait crus sur un champ de bataille.
Depuis le début des années 1960, la ville meurt lentement. Les grandes surfaces se sont installées dans la banlieue et, progressivement, un nombre incalculable de commerces de proximité ont quitté le centre-ville. Et puis, rien n'a été fait pour les retenir.
Il y a quelque chose qui ne marche pas dans le discours de la Ville. Elle dit qu'elle veut favoriser le retour au centre-ville des résidents et des commerces de proximité, comme l'a annoncé la semaine dernière le maire Labeaume lors de l'acquisition de l'îlot Charlevoix. En même temps, on assiste à une fermeture accélérée de commerces et le retrait du centre-ville d'un grand nombre de citoyens. S'il n'y a pas de commerces de proximité qui offrent à des prix abordables de la nourriture ou tout autre bien nécessaire au maintien d'un foyer, c'est certain que les gens vont quitter.
Qui plus est, en même temps que les commerces quittent le centre-ville, la Ville fait la promotion de l'utilisation du vélo, de la marche et de l'autobus pour se déplacer, soit pour faire des achats ou se promener. Il y a là un paradoxe.
Jacques Larose, Québec