Le mieux-être de nos élèves, notre priorité

POINT DE VUE / Depuis son élection, le gouvernement de François Legault martèle son intention d’abolir la démocratie scolaire. Le 1er octobre dernier, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a déposé le projet de loi 40 qui modifie la Loi sur l’instruction publique (LIP) portant sur l’organisation et la gouvernance scolaires. Nous croyons qu’il est important de sonner l’alarme et de mobiliser la population ainsi que les décideurs régionaux aux enjeux que représenterait la perte d’un palier décisionnel en région.

Au même titre que les conseils municipaux ou que les députés de l’Assemblée nationale et de la Chambre des communes, les conseils des commissaires représentent un gouvernement local constitué d’élus choisis démocratiquement par le milieu et bien au fait des priorités et des particularités régionales. De plus, plusieurs d’entre eux ont déjà œuvré au sein des structures de participation parentale, ce qui leur confère une grande expérience et connaissance du milieu scolaire public.

Le gouvernement du Québec s’apprête encore une fois à provoquer une perte d’autonomie décisionnelle pour notre région en privant nos communautés d’une gouvernance de proximité qui a su prouver son efficacité. Ayant à cœur la répartition des services éducatifs pour l’ensemble de nos élèves, les conseils des commissaires, qui comptent trois à quatre parents nommés par leurs pairs et dotés du même droit de vote que l’ensemble des élus, travaillent au bénéfice des élèves jeunes et adultes afin que tous aient accès aux mêmes chances de réussite. Sur des territoires aussi étendus que les nôtres et qui représentent des réalités socioéconomiques aussi diverses, ils prônent l’équité lorsque vient le temps d’attribuer les ressources afin que chaque clientèle reçoive les services les mieux adaptés à leur situation.

Que ce soit à la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup, du Fleuve-et-des-Lacs, des Phares ou des Monts-et-Marées, les élus scolaires ont su démontrer, au cours des dernières années, l’importance d’une gestion locale et régionale qui répond aux besoins des milieux. Que l’on pense seulement au maintien de l’école de village qui est une préoccupation constante des commissaires dans un souci d’occupation du territoire. En ce qui a trait aux maternelles 4 ans, que le gouvernement impose à l’ensemble de la province, les commissaires ont le souci des structures en place et travaillent au mieux-être des élèves en partenariat avec les communautés. Si l’on se fie au discours du gouvernement et à l’improvisation dont il fait preuve dans ce dossier sans porter égard aux services offerts par les organismes du milieu et les CPE, les conseils des commissaires, par leur gouvernance de proximité, favorisent la collaboration et la complémentarité entre les différents acteurs des milieux.

Laissons de côté les débats de structure et unissons nos efforts et nos ressources dans la réussite de nos élèves et la valorisation de notre réseau public d’éducation, qui a maintes fois prouvé son efficacité dans le passé. Pour assurer l’avenir de notre région, réfléchissons collectivement à la meilleure façon de faire de l’éducation un projet de société qui placera véritablement nos élèves au cœur des priorités et soyez assurés que cette mission guide chaque jour les actions des commissaires dans toute la région du Bas-Saint-Laurent.

Édith Samson, présidente, C.S. Kamouraska-Rivière-du-Loup

Guilmont Pelletier, président, C.S. du Fleuve-et-des-Lacs

Céline Lefrançois, présidente, C.S. des Monts-et-Marées

Gaston Rioux, président, C.S. des Phares