Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx

Le gros bon sens, M. Proulx

Le gros bon sens, m'sieur le ministre. Consulter, moderniser. Oui bien sûr! Mais, il y a toujours un mais quand on cherche à endormir les premiers intéressés: les élèves, les enseignants et les parents.
Tout récemment, Sébastien Proulx, dans de brefs discours distribués ici et là, se gargarisait de belles intentions. Imaginez, il veut être le premier (ministre) à vouloir moderniser et mettre au diapason le système de l'éducation du Québec. Un discours maintes fois entendu. Une autre cassette qui déroule encore une fois son ruban passé date. Mais j'ai encore un souvenir assez frais d'un premier ministre (du même gouvernement) qui s'affichait malencontreusement comme ministre de la jeunesse et qui laissait miroiter de grands changements. Et nous connaissons la suite.
Bref, ce serait tellement simple d'effectuer de solides consultations et de donner le goût de suivre la cadence de la modernisation. Il suffit de vraiment écouter les premiers intéressés et inévitablement une diminution du nombre d'élèves par classe s'imposera. Quand vous avez devant vous des groupes d'une trentaine d'élèves, surtout au secondaire, l'encadrement pédagogique peine à respirer.
Le système d'éducation souffre d'une absence réelle de décideurs. Les jeunes ont beaucoup changé, la société a changé, alors l'éducation doit s'adapter efficacement. Il faut, avant tout, prioriser et définir les rapports élèves-adultes dans des environnements propices aux apprentissages scolaires et la modernité suivra son cours normal puisque, là aussi, il s'y trouve le gros bon sens m'sieur le ministre.
Récemment, devant les médias télévisés, le premier ministre Couillard n'avait pas l'air très enjoué quand son ministre de l'Éducation nous fredonnait sa cassette. Ambition, un mot inconnu chez ce gouvernement qui apparaît de plus en plus éloigné des ambitions de son peuple.
François Robert jr, Québec