«Le maire Labeaume est rapide pour lever le nez sur les questions de citoyens et citoyennes fort importantes qui méritent qu’on s’y intéresse de manière non arrogante», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.
«Le maire Labeaume est rapide pour lever le nez sur les questions de citoyens et citoyennes fort importantes qui méritent qu’on s’y intéresse de manière non arrogante», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.

Le déficit démocratique au conseil municipal de Québec

POINT DE VUE / La séance du conseil municipal de Québec lundi n’était pas la plus «glorieuse» de l’année, sur le plan des valeurs démocratiques. Un peu gênante, même…

En écoutant la période de questions des citoyens et citoyennes, on fait le constat que de un, il y a un déficit démocratique à Québec, c’est-à-dire une impossibilité de participer et de se sentir partie prenante à la vie politique de notre cité en misant sur l’écoute et le débat d’idées. Et je ne parle pas ici des pseudo questions - plutôt des opinions - de citoyens et citoyennes qui n’ont de cesse de chercher à faire obstacle au projet de tramway. Mais plutôt du fait que le maire Labeaume est rapide pour lever le nez sur les questions de citoyens et citoyennes fort importantes qui méritent qu’on s’y intéresse de manière non arrogante. 

Par exemple, les questions et enjeux de sécurité liés au transport actif — pas juste une lubie soit-dit en passant — mais aussi un moyen de se rendre à son épicerie et de s’aérer un peu l’esprit et retrouver le moral en ces temps de COVID-19. Aussi, la question en ce qui a trait au temps beaucoup trop long aux feux piétons. Mais, ces deux constats (déficit démocratique à Québec et dénigrement du maire à l’endroit des citoyens et citoyennes) sont en fait liés, car à force de se faire répondre par notre maire comme des citoyens de seconde zone et qu’en plus celui-ci lève le nez sur des questions qui méritent d’être posées, peut-être que tout cela finit par pourrir le dialogue démocratique. 

C’est d’ailleurs ce qu’on a pu observer et entendre au conseil du 20 avril 2020 : un manque flagrant de débat d’idées et une telle difficulté à les exprimer clairement, posément et intelligemment. C’est d’une telle tristesse…