«D’après mon expérience, je trouve que [le cours d’Éthique et culture religieuse] est un moyen utile d’apprendre sur nous-même et sur les autres», indique l'étudiante Raphaëlle Charbonneau.

Le cours Éthique et culture religieuse, une façon de grandir

POINT DE VUE / En réaction à l’article «Le cours Éthique et culture religieuse sera revu en entier» de Patricia Cloutier paru le 27 février.

Après plusieurs questionnements du gouvernement envers le cours d’Éthique et culture religieuse, celui-ci croit que des changements doivent y être apportés.

Étant étudiante au secondaire, j’ai une perception bien différente de ce cours. D’après mon expérience, je trouve que c’est un moyen utile d’apprendre sur nous-même et sur les autres.

La religion, l’homosexualité, l’amour et la vie en communauté sont des exemples de sujets abordés. Ces cours représentent à peu près les seuls moments où nous pouvons parler ouvertement de sujets considérés tabous. Ces occasions nous permettent de réfléchir davantage sur la personne que nous sommes et sur ce que nous voulons devenir.

Bien sûr, les stéréotypes, le sexisme et le racisme sont des thèmes délicats, mais qui sont difficiles à éviter. On peut parler de tout, mais pas de n’importe quelle manière, comme dirait mon professeur d’ECR. Si nous évitons de parler de ce qui nous entoure par peur de blesser quelqu’un, nous n’aurons jamais la chance de comprendre et de respecter ce que nous connaissons moins.

Je suis d’accord que l’athéisme n’occupe pas une assez grande place dans le cours, mais il ne devrait pas être abordé au détriment des religions. Même si nous n’appuyons pas une religion, elle n’est pas pour autant mauvaise ou moins importante.

Finalement, je pense que c’est important d’apprendre à se connaître et à respecter les autres avant d’apprendre une quelconque matière scolaire.