Le combat contre le cancer : un enjeu prioritaire

Le 5 mars dernier, le Québec est passé en mode électoral. Les poteaux téléphoniques ont revêtu leurs plus belles pancartes, les slogans ont été annoncés, les autobus de campagne sillonneront nos routes jusqu'au jour du scrutin. Mais durant cette période, une nouvelle changera la vie de 4670 Québécois: celle d'un diagnostic de cancer.
Le 5 mars dernier, le Québec est passé en mode électoral. Les poteaux téléphoniques ont revêtu leurs plus belles pancartes, les slogans ont été annoncés, les autobus de campagne sillonneront nos routes jusqu'au jour du scrutin. Mais durant cette période, une nouvelle changera la vie de 4670 Québécois: celle d'un diagnostic de cancer.
En huit ans de bénévolat à la Société canadienne du cancer, j'ai rencontré des dizaines de personnes atteintes de cette maladie. J'ai toujours senti chez eux une grande combativité, et cette énergie est une source de motivation pour le militant que je suis. C'est en me réjouissant de nos réussites et en me souvenant des gens disparus que je milite énergiquement pour changer les choses. Mes efforts et mon espoir sont aussi orientés à mobiliser un allié essentiel pour lutter contre le cancer, celui qui détient les rênes du pouvoir: le gouvernement. J'espérais qu'au cours de la campagne électorale, on parle du cancer et qu'on nous propose des solutions pour prévenir la maladie, pour la guérir et pour prendre soin des milliers de Québécois qui en sont touchés. À ce jour, aucun parti n'en a fait sa priorité.
Alors que la santé demeure la préoccupation numéro un des Québécois, nous n'en avons perçu qu'un subtil murmure à ce point-ci de la campagne. Après les discours sur l'économie, les annonces de candidats vedettes et les envolées sur l'indépendance, les partis y sont allés de leurs déclarations sur la santé. Les partis sont unanimes pour accroître les soins à domicile et pour améliorer l'accès à un médecin de famille. Québec solidaire s'engage à réduire les tarifs et la Coalition avenir Québec veut réduire les structures administratives. Voilà ce qui résume à ce jour les promesses électorales en santé. Ce n'est pas suffisant pour s'attaquer à l'enjeu de santé publique qu'est le cancer, qui apparait peu dans les plateformes électorales. On ne parle presque pas de la principale cause de mortalité au Québec. Pourtant, si nous voulons bâtir un Québec en santé, il est impératif que l'on travaille à un Québec sans cancer.
Aujourd'hui, j'interpelle les candidats de toute allégeance politique. Je l'ai fait, et vous pouvez le faire aussi, en leur envoyant des lettres sur le microsite électoral passezalaction.cancer.ca/quebec, que ce soit sur l'urgence de réviser la Loi sur le tabac ou d'améliorer l'accès aux soins palliatifs. Lors des prochains débats télévisés, comme beaucoup de militants, je serai devant mon écran pour entendre et pour retenir ce qui se dira et ne se dira pas sur la lutte contre le cancer. C'est à suivre.
Le combat contre le cancer n'est ni à gauche ni à droite: il est prioritaire.
Olivier Bruchesi Boucher, étudiant au baccalauréat en enseignement secondaire
Bénévole à la SCC depuis huit ans