Si le fait de rouler en convoi réduit le risque de ne pas être vu par une voiture, cela n'est pas suffisant pour assurer sa sécurité à moto.

Le bruit qui court...

Le monde virtuel nous fait-il perdre le contact avec la réalité? Il semblerait que oui, surtout si on se fie à la pollution sonore qui envahit de plus en plus nos belles campagnes qui jadis étaient des havres de paix.
Que fait-on pour diminuer le flot incessant de ces silencieux modifiés, de ces moteurs dont le déferlement infernal nous empêche de jouir de la tranquillité des lieux? Se prélasser sur une terrasse en toute quiétude est devenu un sport extrême pour les oreilles qui doivent endurer des dépassements de décibels inégalés. Pourquoi devrait-on endurer, dans un silence frustrant, tous ces comportements routiers délinquants : vitesse excessive, vague de motos en pétarades, autos sport qui se prennent pour des F1 et tous ces bruits excessifs qui courent sur nos routes?
Dans ce domaine comme dans d'autres, l'hypocrisie de nos dirigeants n'a d'égal que leur manque de vision et d'audition... Ils cultivent le double message : tout en se prétendant ouverts au transport public, ils ne cessent d'augmenter l'offre de nouvelles routes, de nouvelles voies, de nouvelles bretelles qui ceinturent le réseau urbain. Tout cela contribue à augmenter le nombre de moteurs sur nos routes et à créer une cacophonie de plus en plus intolérable. En privilégiant les goûts motorisés dérangeants au détriment du bien-être de la population, nos représentants se font les complices d'une industrie des transports qui veut nous vendre un mode de vie très rentable pour ces pollueurs qui, dans le silence de leurs bureaux de recherches, nous préparent un univers sonore, dont les manifestations risquent d'affecter de façon irrémédiable notre ouïe collective.
Marcel Perron, Neuville