«Nous faisons tout ce dont nous sommes capables pour faire de Laurentia un projet dont les gens de Québec seront fiers. Depuis 2015, plus de 80 études d’impact social et environnemental ont été lancées. Nous y avons investi plus de douze millions de dollars jusqu’à maintenant», souhaite rectifier le président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard.
«Nous faisons tout ce dont nous sommes capables pour faire de Laurentia un projet dont les gens de Québec seront fiers. Depuis 2015, plus de 80 études d’impact social et environnemental ont été lancées. Nous y avons investi plus de douze millions de dollars jusqu’à maintenant», souhaite rectifier le président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard.

Laurentia, un projet dont les gens de Québec seront fiers

Mario Girard
Mario Girard
Président-directeur général du Port de Québec
POINT DE VUE / Il y a quelques jours, un collectif d’étudiants et diplômés de l’Université Laval a pris position contre le projet Laurentia et, de manière plus directe, contre l’appui de leur alma mater à ce développement de la zone portuaire. Il est dans l’ordre des choses qu’un projet de cette envergure alimente la discussion publique. 

Depuis l’enclenchement des premières études d’impact environnemental, il y a plus de cinq ans, nous avons eu le souci d’agir avec la plus grande transparence possible, de diffuser l’information la plus exacte possible, et d’être le plus possible à l’écoute de la population. C’est pourquoi il me semble important de rectifier certains éléments de la sortie de ce collectif.

Des informations erronées

Les signataires affirment que les activités de Laurentia donneront lieu à 1100 mouvements de camion par jour. On en est loin. Ce sera 90 camions entrants, 90 camions sortants. Ils avancent que cela touchera Limoilou «où la population est déjà affectée par les poussières produites par le port». Or, la Cour supérieure du Québec a récemment confirmé, au terme d’un recours collectif ayant requis près de 50 jours de procès, et dans le cadre duquel les citoyens ont eu amplement l’occasion de présenter leurs arguments, que la contribution des activités portuaires aux poussières dans Limoilou était «à toutes fins pratiques nulle». Il a même été révélé lors de ce procès que certaines photos déposées par les demandeurs afin de soi-disant «incriminer» le port avaient été truquées à l’aide du logiciel Photoshop. À mon sens, si on veut participer au débat public, on devrait avoir le souci de vérifier ses informations et ne pas répéter des informations dont la fausseté a été démontrée en cour!

Le collectif s’insurge contre la présence de la rectrice de l’Université Laval, Mme Sophie D’Amours, à une conférence de presse tenue le 31 août dernier à laquelle j’ai participé avec le maire Labeaume et d’autres leaders de la région. Cette conférence de presse avait pour objectif de présenter sommairement trois projets priorisés par la Ville de Québec et qui seront créateurs d’emplois et de richesse en vue de la relance économique post-pandémie, dont le projet Laurentia.

L’Université Laval et la Zone d’innovation du littoral Est

Précisons que la collaboration entre le projet Laurentia et l’Université Laval portera de façon plus pointue sur le volet appelé Zone d’innovation du littoral Est. Ce sera une sorte d’incubateur de jeunes pousses où des entrepreneurs et des chercheurs imagineront l’avenir dans plusieurs domaines prometteurs; deux d’entre eux, soit la logistique et les technologies propres urbaines, utiliseront Laurentia comme un tremplin pour faire rayonner le savoir de notre université et de nos entreprises partout sur la planète. Autant d’axes de réflexion et de développement qui sont compatibles avec la mission d’une grande institution de haut savoir comme l’Université Laval.

En réalité, ce collectif est contre tout développement de l’activité portuaire. Sa posture est d’abord idéologique, comme le révèle le peu de souci manifesté pour l’exactitude des faits.

Nous faisons tout ce dont nous sommes capables pour faire de Laurentia un projet dont les gens de Québec seront fiers. Depuis 2015, plus de 80 études d’impact social et environnemental ont été lancées. Nous y avons investi plus de douze millions de dollars jusqu’à maintenant. Le rapport provisoire qui sera rendu public pour consultation sera prêt d’ici quelques semaines. Aucun projet de ce genre au monde n’aura été autant analysé, questionné, peaufiné. Nous respectons le processus et collaborons respectueusement avec les quinze ministères et organismes fédéraux et provinciaux engagés dans cette évaluation et travaillons de façon à trouver des solutions pour minimiser les impacts.

Nous voulons bâtir le port de conteneurs en eau profonde le plus moderne, le plus écologique, le plus efficace en Amérique du Nord. Par sa situation géographique et ses procédés, il réduira de manière importante les GES, en améliorant l’efficacité du transit entre l’Amérique et l’Europe ou entre l’Amérique et l’Asie.

Nous sommes dans un monde de commerce et d’échanges. Ce monde est actuellement éprouvé par la pandémie, mais il se relèvera. Un peu différent sans doute. Mais les routes commerciales reprendront, parce que ces échanges intercontinentaux ont toujours existé, depuis la route de la Soie. Et en établissant à Québec un pivot ultramoderne et le plus écoresponsable qui soit, nous créerons de la richesse chez nous et participerons à l’amélioration des routes commerciales du monde.

Pour nous, c’est une vision emballante. Et oui, on peut en discuter, bien sûr, dans le respect et l’ouverture.