En novembre 2015, le ministre de la Sécurité publique par intérim, Pierre Moreau, a mandaté le Bureau de coroner pour faire la lumière sur la vague de suicides à Uashat, la pire à sévir en 20 ans.

L'apartheid au Canada

Le coroner Bernard Lefrançois a raison : le régime des réserves, qui a été infligé aux premières nations par le Canada, a mis ces dernières en situation d'inégalité, entre Blancs et Autochtones, telle qu'elles vivent l'apartheid. Le taux de suicide élevé n'est qu'une des conséquences dramatiques, parmi bien d'autres, que tous connaissent.
On peut ajouter que le ROC, qui a signé la constitution de 1982, a officiellement ignoré les Québécois. Ces derniers sont donc exclus et considérés, depuis, comme n'étant pas assez importants pour que ça fasse une différence. Les Québécois sont considérés comme des citoyens, d'une classe secondaire, qui n'ont pas à être respectés. Spirituellement, c'est aussi de l'apartheid. 
Dans un premier temps, la correction de ces deux accros à la démocratie devra faire l'objet de négociation entre le gouvernement canadien, et les parties concernées, en vue d'une entente possible. Le Canada n'a pas été fondé sur la base d'un référendum. Il fut fondé sur l'entente entre des provinces sans référendum national. D'autres provinces ont joint l'union par la suite. Pourquoi faudrait-il que la correction des erreurs du passé soit l'objet d'un référendum national? Des ententes devront être négociées entre le gouvernement fédéral et les deux autres groupes qui en ont été exclus. Éventuellement, quand le vivre-ensemble dans le respect des différences aura été éprouvé, une confirmation nationale pourra être envisagée.
Bernard Dupont, Québec