À 20h05 dimanche, coup de théâtre : lors de son passage à <em>Tout le monde en parle,</em> Guy Laliberté confiait être au cœur d’un processus de rachat de son bébé, le Cirque du Soleil. Deux mois après qu’il en eut coupé le cordon ombilical avec les ciseaux de la Caisse de dépôt.
À 20h05 dimanche, coup de théâtre : lors de son passage à <em>Tout le monde en parle,</em> Guy Laliberté confiait être au cœur d’un processus de rachat de son bébé, le Cirque du Soleil. Deux mois après qu’il en eut coupé le cordon ombilical avec les ciseaux de la Caisse de dépôt.

Laliberté et le Cirque du Soleil: père un jour, père toujours

POINT DE VUE / En réaction au texte de Guy Sirois «Des millions pour le Cirque du Soleil? Aidez-moi, quelqu’un!» du 23 mai.

À 20h05 dimanche, coup de théâtre: lors de son passage à Tout le monde en parle, Guy Laliberté confiait être au cœur d’un processus de rachat de son bébé, le Cirque du Soleil. Deux mois après qu’il en eut coupé le cordon ombilical avec les ciseaux de la Caisse de dépôt.

On le sait, la COVID-19 a frappé le monde du spectacle, dont je fais partie. À en changer le visage à jamais, dit-on. Vraiment? L’ex-amuseur public de Baie-Saint-Paul ne sauterait pas dans ce commando de sauvetage s’il n’avait pas de plan précis et articulé. On sait aussi que ce fichu virus finira bien par passer un jour, que diable!

C’est à mon avis le navire amiral de la flotte de motifs derrière la relance économique. Et le déconfinement. Pas que pour l’appât du gain. S’il n’en tenait qu’à cela, Arruda aurait opposé son droit de veto, bec et ongles.

Le succès du Cirque du Soleil l’a prouvé. Comme l’importance de la santé mentale, lors de la crise. Laquelle est toujours présente, menaçante et intimidante à la fois, tel que souligné par les psys Charles Roy et Vickie Beauregard. Je l’ai déjà dit, l’art rehausse le moral de tous. N’en déplaise à M. Sirois.

Laliberté l’aura facile, car son bébé a été dévalué par la pandémie, direz-vous? Soit! Il ne fait que le relever lorsqu’il trébuche. Père un jour, père toujours. Comme Legault, il envisage l’après-COVID. Donnons la chance au coureur.

L’art de repartir à zéro, tel le phénix qui renaît de ses cendres.