L’accès aux écoles privées, un droit

En réaction au Point de vue «L’école publique plombée par le privé» de Marcel Perron, paru le 11 mars

Le texte de M. Perron contient des erreurs qui doivent être rectifiées pour ne pas induire les lecteurs en erreur.

Le financement public des écoles privées qu’on observe au Québec est loin d’être unique au Canada. La Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba versent des subventions similaires pour les élèves qui fréquentent l’école privée. D’ailleurs, c’est en Colombie-Britannique qu’on observe la plus forte proportion d’élèves qui fréquentent une école privée au Canada, soit près de 13 %, comparativement à moins de 11 % au Québec.

Par ailleurs, rien n’indique que la présence d’écoles privées ait un impact négatif sur les écoles publiques. Plusieurs pays reconnus pour l’excellence de leur système d’éducation financent partiellement ou entièrement la scolarité des élèves qui fréquentent des écoles autonomes, comme la Suède, le Danemark, la Belgique, la France et le Royaume-Uni. Au Québec, les écoles publiques situées dans des régions où il n’y a pas d’école privée, notamment la Gaspésie et l’Abitibi, ne performent pas mieux que celles des régions où on trouve des écoles privées subventionnées.

Rappelons que le droit pour les parents de choisir l’éducation de leur enfant est reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU et les chartes québécoise et canadienne des droits de la personne. En finançant les élèves qui fréquentent l’école privée, les gouvernements permettent à un plus grand nombre d’y avoir accès. De plus, environ 8000 jeunes Québécois bénéficient d’aide financière des fondations pour couvrir une partie ou la totalité des frais de scolarité. Cette aide est accordée en fonction de la situation financière familiale.

Finalement, mentionnons que la majorité des écoles privées québécoises ne sélectionnent pas les élèves en fonction de leurs résultats académiques et offrent un accompagnement aux élèves qui éprouvent des difficultés. Plus de 18 % des élèves qui fréquentent une école privée secondaire régulière membre de notre Fédération ont un plan d’intervention.