La vraie dette de la Ville de Québec

POINT DE VUE / Ainsi donc, la dette de la Ville de Québec aurait diminué de 77,9 $ millions depuis 2016. On apprenait également que la Ville de Québec a un rattrapage à faire au niveau des infrastructures.

À la limite, on pourrait n’avoir aucune dette municipale, mais être endetté jusqu’au cou en raison d’infrastructures municipales en lambeaux. Le dilemme n’a rien de nouveau, il est donc faux de prétendre que la dette diminue alors qu’il y a d’importants retards à combler pour le maintien des infrastructures.

De 2001 à 2005, l’administration de Jean-Paul L’Allier de la nouvelle ville de Québec ne mettait que 10 % du budget nécessaire pour le maintien des infrastructures municipales. L’objectif était de bien paraître sur le plan budgétaire, après cette fusion forcée, en pelletant par en avant.

Depuis ce temps, les retards accumulés n’ont jamais été comblés. On a jugé bon de flamber de l’argent public partout sauf aux bons endroits (par exemple un nouvel amphithéâtre). De nos jours, c’est le projet d’un tramway qui nous obligera à déplacer les infrastructures municipales encore bonnes (pratiquement 100 ans dans certains cas) sur 23 kilomètres de long.

N’oublions pas que, lors de son abandon en 1948, le tramway s’empêtrait dans la circulation et augmentait les problèmes de circulation. Avec les mêmes artères, une augmentation magistrale du parc automobile (22 fois plus) et une bien plus grande population certains croient que ce sera une amélioration pour Québec.

Il est malheureux que nos élus (fédéraux, provinciaux et municipaux) aient une vision limitée de quatre ans seulement pour endetter nos générations futures.