Un peu plus d'un an après avoir confié que son père l'avait violée dans sa jeunesse, la victime, devenue adulte, a vu l'agresseur prendre le chemin de la prison pour quatre ans.

La violence sexuelle

Dans le journal de samedi dernier le 12 novembre étaient présentés deux articles distincts. Un portait sur la violence sexuelle et l'autre, sur la condamnation d'un adulte pour des agressions sexuelles sur un garçon de 11 ans à Rivière-Du-Loup.
Dans le cas d'accusations d'agressions sur les enfants, la justice dispose d'une procédure pour le moins discutable. Lorsque des accusations sont portées, le système en place veut que ce ne soit pas la procureure au dossier qui communique avec les parents pour les informer de l'état du dossier. En effet, c'est le Centre d'aide aux victimes d'acte criminel (CAVAC) qui sert d'intermédiaire entre le procureur et la famille après une comparution de l'accusé en cour. Dans plusieurs cas, le représentant attaché à un dossier ne dispose pas des informations nécessaires pour informer adéquatement la famille lorsque celle-ci demande des précisions au fonctionnaire responsable. Il est de sa responsabilité d'être transparent, informé et disponible pour les victimes. Non seulement la famille s'inquiète de ces négligences,mais que dire de la petite victime qui,elle, subit un stress constant. Il n'y a pas pire que l'incertitude. Il serait pertinent que les fonctionnaires de cet organisme fassent preuve de diligence, afin que les informations (exactes) puissent être fournies aux gens directement impliqués,et ce, dans les délais les plus brefs. Après tout, cet organisme a été créé afin de venir en aide aux victimes. Alors, qu'il fasse son travail avec compétence et compassion.
Denis Marquis, Saint-Michel-de-Bellechasse