«Sans un changement important de vision à l’hôtel de ville, de nombreux petits commerces tomberont et l’impact sur les petits salariés creusera les profondes inégalités qui nous divisent déjà», écrit Jackie Smith, cheffe du parti municipal Transition Québec.
«Sans un changement important de vision à l’hôtel de ville, de nombreux petits commerces tomberont et l’impact sur les petits salariés creusera les profondes inégalités qui nous divisent déjà», écrit Jackie Smith, cheffe du parti municipal Transition Québec.

La transition, c’est maintenant

Jackie Smith
Cheffe de Transition Québec
POINT DE VUE / Il est facile de l’oublier: l’automne 2021 sera période d’élections municipales. Espérons qu’alors la pandémie sera terminée et que nous pourrons voter paisiblement. Qu’elle se termine dans quelques mois ou dans plusieurs années, la pandémie que nous vivons ne laissera pas Québec inchangée.

Sans un changement important de vision à l’hôtel de ville, de nombreux petits commerces tomberont et l’impact sur les petits salariés creusera les profondes inégalités qui nous divisent déjà. La solution obsolète du développement fondé sur le tout à l’auto et marqué par l’individualisme fera reculer les avancées timides des dernières années. Il s’agit d’une réelle menace pour notre avenir collectif.

S’il y a bien une chose que nous retenons de la crise actuelle, c’est qu’il doit y avoir une réponse collective aux problèmes collectifs. Ce qui nous permet aujourd’hui d’affronter le virus, ce sont nos services publics et nos organismes communautaires. Ce sont des personnes, surtout des femmes, qui ont décidé de mettre le bien-être de leurs concitoyens au-dessus du leur. Alors que nous sommes dans la tempête, nous voyons que ce sont nos moyens collectifs qui sont solides. Pendant ce temps, les multinationales parasitent nos quartiers et quémandent l’assistance des gouvernements.

Au cours des prochaines décennies, nous devrons affronter des problèmes collectifs plus graves que la COVID-19. L’urgence climatique est un problème collectif. La croissance des inégalités est un problème collectif. Nous devons de toute urgence accomplir une transition économique et écologique puisqu’une économie verte est possible, au-delà du capitalisme vert. C’est le seul moyen d’éviter le désastre qui nous attend.

Un conseil de ville davantage préoccupé par des chiffres d’affaires que du bien-être de ses citoyens ne pourra pas être à la hauteur pour relever ces défis. Une réponse résolument progressiste et écologiste représente la seule façon d’effectuer cette transition. Nous enjoignons celles et ceux qui pensent que les demi-mesures sont révolues à se réunir. Un nouveau monde doit se lever.