La solidarité en temps de coronavirus

Jackie Smith
Jackie Smith
Cheffe d’Option Capitale-Nationale
POINT DE VUE / C’est du jamais vu! Le premier ministre Legault est actuellement cité en exemple pour son courage et son calme remarquables dans sa gestion de la crise du COVID-19. Il a également entrepris des actions vigoureuses, mais nécessaires. On peut citer plusieurs moyens entrepris: la hausse de salaire pour les travailleurs essentiels, les gens d’affaires qui militent pour compenser celles et ceux ayant perdu leur emploi, le transport en commun gratuit, le télétravail et la télémédecine qui étaient hors de question pendant si longtemps et qui du jour au lendemain sont devenus possibles.

L’entraide et la solidarité sont palpables.Dans cette vague de solidarité, de sauvetages financiers, de soutien pour les personnes les plus vulnérables, le maire Labeaume qui devrait être l’homme fort qu’il nous a habitué d’être, met à pied plus d’un quart des fonctionnaires de la Ville, des travailleurs à contrat et temporaires, les travailleurs les plus vulnérables dans ces moments de crise.Il y a encore beaucoup de travail à faire en temps de crise et les organismes communautaires ont besoin d’un coup de main. 

La Ville aurait pu faire comme à Montréal et demander aux fonctionnaires de la ville de Québec de prendre la relève dans ce milieu. De plus, on pourrait s’inspirer de la ville de Montréal qui a mis l’édifice Royal Victoria à la disposition des démunis et sans abris et ouvrir la Bibliothèque Gabrielle-Roy, vide actuellement, aux itinérants et sans abris qui ne peuvent se confiner à la maison, n’ayant pas de chez soi.

Sinon, les travaux printaniers commencent. Les pistes cyclables pourraient être déneigées tout de suite afin de s’assurer que la saison du vélo débute dans les temps. La ville de Bogota a pris l’occasion du coronavirus pour investir massivement dans son infrastructure de pistes cyclables. 

C’est un excellent moyen de transport qui respecte la distanciation sociale et qui permet de bouger un peu en cette ère du confinement.Notre premier ministre qualifie la crise actuelle de «la plus grande bataille de notre vie» ! 

C’est donc le moment de se dépasser et de mettre de côté les considérations financières pour éviter de faire des déficits comptables.