Aujourd'hui, l'actualité met l'accent sur les policiers, mais les histoires d'horreur concernant les autochtones abondent à Val-d'Or, souligne l'auteur.

La situation des autochtones de Val-d'Or

Pour avoir travaillé et vécu à Val-d'Or avec ma famille, je peux vous dire qu'à de nombreuses reprises, j'ai entendu des histoires d'horreur contre et impliquant des autochtones du Lac-Simon.
Pas uniquement avec des policiers, mais impliquant des résidents «blancs» de la ville et des municipalités environnantes. Des autochtones qui se sont fait battre sans raison, des femmes que l'on faisait boire ou qu'on payait afin de profiter de leur corps ou qu'on reconduisait à mi-chemin entre Val-d'Or et de Lac-Simon.
Aujourd'hui, l'actualité met l'accent sur les policiers, mais cela n'est que la pointe de l'iceberg. Des histoires d'horreur que tous les Valdoriens peuvent authentifier, sans s'impliquer nécessairement eux-mêmes parce que cela était tellement courant d'entendre les mêmes récits, au point d'en devenir une normalité.
Je ne comprends pas qu'en 2016, l'on maintienne encore à l'intérieur de ghettos (réserves) des personnes, des humains, sans leur donner une chance de s'intégrer et de reconnaître leurs droits ancestraux. Ce qu'ils vivent entraîne la consommation de drogue, d'alcool ou toutes sortes de produits leur permettant d'oublier leurs malheurs. Pas besoin de se rendre dans un pays du Tiers-Monde pour constater les inégalités, nous avons tout près de nous tout ce qu'il faut pour alimenter la misère, la pauvreté intellectuelle dans laquelle nous les maintenons.
Il faut que le gouvernement fédéral réagisse et agisse pour fermer une fois pour toutes ces réserves et considère les autochtones au même titre que les «Blancs», sans leur faire perdre leurs droits comme je l'ai mentionné précédemment! 
Gérard-M. Fortin, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix