La Sépaq, les chiens et les humains

POINT DE VUE / En réaction à l’article «La Sépaq veut mettre les chiens (et leurs maîtres) au pas» de Baptiste Ricard-Châtelain paru le 28 février.

J’ai lu avec intérêt votre article au sujet de la «mise au pas» des propriétaires de chiens, concernant l’accès aux parcs de la Sépaq.

Personnellement, je suis entièrement d’accord avec l’essentiel du propos. Je suis créatrice et administratrice du groupe Amis des Chiens et de la Nature et une des administratrices du groupe Familles Pro-Chiens de Québec. Nul besoin de dire que nous prônons en tout temps les valeurs de respect de la nature et des autres citoyens lors de nos activités canines.

Par contre, permettez-moi d’ajouter ceci suite à la lecture de l’article dont il est question: Oui, nos acquis sont fragiles et il n’en tient qu’à nous d’être en tout temps respectueux de la nature. Alors je ferai miennes, comme je le fais toujours, tous ces avertissements de la Sépaq que nous appellerons ici de courtois rappels, et ce, même si j’agis toujours dans ce sens en promenade avec mon chien.

Ah oui, j’ajoute ceci : j’agis aussi avec courtoisie et respect même quand je suis seule. Oui, oui. Parce que cette façon d’être pour moi n’est pas différente, que je sois accompagnée ou non de mon chien. Ce n’est pas le cas de tous les humains.

La nature, les espaces ou endroits de plein air, j’ai appris dans ma tendre enfance à les respecter, je sais «vivre» comme on dit chez nous. Et pourtant...

Je n’ai jamais rencontré de chiens qui mangent des barres tendres, qui se mouchent ou qui «pique-niquent» , ni de chiens qui boivent du café ou des boissons énergisantes ou des boissons gazeuses et encore moins de la bière ou du vin. Et pourtant...

Suis-je vraiment la seule à avoir vu ce genre de déchets lors de mes promenades en forêt ou ailleurs? Parce que des enveloppes de barres tendres, des kleenex, des restants de sandwiches et de lunch, des bouteilles vides, j’en ai vu en masse et j’ai même vu des «tas» de types «production humaine»... à peine camouflés sous du papier de toilette. Et pourtant...

Le savoir-vivre, le savoir-être, le respect des autres et de la nature ne sont pas réservés qu’aux promeneurs et à leurs chiens, mais à tout le monde qui fréquente ces merveilleux endroits.

Je continuerai de ramasser les poo-poo de mon chien et à l’occasion les «oubliés-abandonnés» des autres, pas parce que ça m’amuse de collecter des tas de caca, mais parce que je sais qu’on doit le faire, parce que nos acquis sont fragiles et que nous, promeneurs de chiens. Nous n’avons pas le droit à l’erreur et parce qu’un caca de chien, c’est tellement plus condamnable que toutes nos maudites cochonneries d’humains. En tout cas, ça porte inévitablement à conséquence.

Sur ce, bonne saison et bonnes randonnées.