La sécurité, l’affaire de tous

En réaction au Point de vue «Sécurité routière: exiger une prudence sans réserve» paru le 26 janvier

Une lettre d’opinions «d’experts» critique le fait qu’on veuille inclure, dans une modification à la loi sur la sécurité routière, le fait que les usagers vulnérables de la route doivent également se responsabiliser en matière de sécurité. Je ne suis pas «expert», mais… 

«Pourquoi demander aux plus vulnérables de faire ce qu’ils font déjà par simple instinct de survie...» Désolé, messieurs mesdames, j’ai fait et je continue de faire des kilomètres et des kilomètres à pied ou à vélo et je peux confirmer sans réserve aucune que cette affirmation est totalement fausse. Trop de cyclistes et de piétons se foutent royalement des plus élémentaires règles de prudence, pourtant déjà inscrites au Code de la sécurité routière!

Vous savez, quand on a l’expérience (je suis septuagénaire) de la conduite automobile, du vélo et de la marche, et qu’on est un tant soit peu observateur, c’est renversant ce qu’on peut observer comme écarts de conduite autant chez «les plus vulnérables» que chez les conducteurs.

Je ne suis pas un «expert» en droit non plus, mais je pense qu’il est sage que le gouvernement rappelle dans la loi que les piétons et les cyclistes ont également des responsabilités quand il s’agit de leur propre sécurité en tant qu’usager de la route; ce serait trop facile de faire porter le blâme des accidents aux seuls conducteurs.

Ceci étant dit, il est bon de rappeler aux conducteurs, particulièrement aux conducteurs de véhicules lourds, ce qui figurait dès les premiers alinéas du code de la route à l’époque où j’ai obtenu mon permis de conduire, et qui doit y figurer encore aujourd’hui j’imagine: «en tout temps et en toutes conditions, un conducteur se doit d’être en contrôle de son véhicule».

Michel Miousse,
Rivière-du-Loup