Depuis le tournant de l'an 2000, le taux de chômage de la région de Québec a toujours été le plus bas au Québec et toujours parmi les plus bas du Canada.

La région de Québec: une championne!

Pendant que le Québec affiche un taux de chômage moyen de 7,8% en février, à Québec, le marché de l'emploi connaît un début d'année fracassant. Le mois dernier, le taux de chômage dans la région qui couvre les villes de Québec et Lévis est à 4,1 %. Selon Statistique Canada, Québec est la région où le chômage est le plus bas au pays. Québec connaît le plein emploi. Cette réussite est le résultat de la vision des leaders de la région depuis les années 1980.
Pendant que le Québec affiche un taux de chômage moyen de 7,8% en février, à Québec, le marché de l'emploi connaît un début d'année fracassant. Le mois dernier, le taux de chômage dans la région qui couvre les villes de Québec et Lévis est à 4,1 %. Selon Statistique Canada, Québec est la région où le chômage est le plus bas au pays. Québec connaît le plein emploi. Cette réussite est le résultat de la vision des leaders de la région depuis les années 1980.
À l'époque, l'industrie manufacturière déclinait rapidement. Le gouvernement du Québec, après l'explosion de la fonction publique des années 1970 et 1980, faisait une pause dans l'embauche, et le secteur touristique avait atteint en bonne part son plafond de création d'emplois. Les leaders de la région de Québec, parmi lesquels figuraient les maires Jean Pelletier et Jean-Paul L'Allier, et les recteurs Jean-Guy Pâquet et Michel Gervais, ont convenu que l'avenir économique de la région, pour se diversifier, devait reposer sur les industries de haute technologie appliquant les résultats de la recherche universitaire dans tous les domaines.
Concrètement, cette orientation a mené à la création du Parc technologique du Québec métropolitain, classé maintenant parmi les meilleurs au monde dans sa catégorie. L'action énergique de Jean-Guy Pâquet a entraîné la création à Québec de l'Institut national d'optique (INO), avec les retombées concrètes que sont des entreprises spécialisées comme Exfo ingéniérie et bien d'autres. Cela a aussi permis de créer des centres de recherches biomédicaux dont la réputation dépasse largement nos frontières.
Les années 1990 ont permis deux développements spectaculaires à Québec. D'abord, l'arrivée du monde numérique et les nouvelles technologies de l'information et des communications ont ouvert une porte fascinante sur le 21e siècle. Puis, Jean-Paul L'Allier, ignorant les moqueries dont il faisait l'objet, a entrepris de revitaliser le centre-ville de Québec, le quartier Saint-Roch. Cela a permis d'en faire aujourd'hui un foyer de création unique de jeux vidéos et d'innovations de toutes sortes. Les entreprises qui y sont installées, dont Ubisoft, recherchent constamment des employés qualifiés. Depuis la fin des années 1980, la région de Québec est donc sortie de sa torpeur et a cessé d'être le «gros» village dont on aimait se moquer.
Tout cela n'est pas le fruit du hasard. De la vision, de la détermination, voilà ce qui a fait qu'en 2014, Québec - la région - est le lieu au Canada où le chômage est le plus bas. Depuis le tournant de l'an 2000, le taux de chômage de la région de Québec a toujours été le plus bas au Québec et toujours parmi les plus bas du Canada. C'est une réussite qu'il faut reconnaître en saluant les visionnaires qui l'ont rendue possible.
Michel Héroux, Québec