Les maires Régis Labeaume et Alain Juppé ont inauguré le 6 septembre la nouvelle place de Bordeaux à l’intersection de la rue Saint-Paul et de la côte Dinan, à deux pas du Marché du Vieux-Port de Québec. La vocation de cette placette, fréquentée par les joueurs de pétanque, a inspiré les deux élus qui se sont permis une petite partie. La Ville de Bordeaux entend rendre la pareille et nommer une cour (rue) en l’honneur de sa jumelle québécoise.

La place de Bordeaux: une place au citoyen?

Il y a quelques années, le maire Régis Labeaume en compagnie du maire de Bordeaux, Alain Jupé, inaugurait en grande pompe la place de Bordeaux située coin Saint-Paul et Saint-André, juste en face de l'hôtel Belley dans le Vieux-Québec. D'ailleurs, une plaque commémorative a été installée à cet endroit, là où depuis des dizaines d'années se jouent des parties de pétanque. C'est un genre de petit parc entouré d'arbres et de bancs où on peut se détendre, lire, se reposer et profiter de l'un des rares points d'ombre dans ce secteur.
Cet événement a été grandement souligné dans le journal Le Soleil du 22 août 2012 qui titrait «Québec nomme un parc en l'honneur de sa jumelle Bordeaux» un article de Stéphanie Martin qui écrivait : «La ville de Bordeaux aura son parc au coeur de Québec, sa jumelle depuis 50 ans». Malheureusement et allez savoir pourquoi, cette année, quelqu'un a décidé de transformer la place de Bordeaux en un immense glacier - comme si on s'ennuyait de l'hiver - et à ce jour, les travauxne sont pas encore achevés. On fait disparaître par la même occasion tous les bancs, diminuant l'espace de jeu et nous privant, nous, citoyens du Vieux-Québec, en ces journées de chaleur, de jouir pleinement de notre parc.
Quelle ironie, le maire est présentement à Bordeaux où, hier, il participait à un tournoi amical de pétanque en compagnie de représentants d'entreprises françaises et québécoises. Je ne vois pas ce glacier à cet endroit. C'est fâchant, c'est même incompréhensible qu'une ville qui se dit à l'écoute de ses citoyens permette une telle aberration et ça, au détriment de la qualité de vie des citoyens du secteur, des touristes et des autres usagers.
Jacques Larose, Québec