Paul St-Pierre Plamondon, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet et Jean-François Lisée durant le premier débat à Montréal, mardi

La peur, cette boîte de Pandore

La course à la chefferie au Parti québécois (PQ) force les candidats à employer une prudence de Sioux lorsqu'ils abordent une date, premier ou deuxième mandat, pour un possible référendum. Chaque candidat dans la course analyse les discours et déclarations de ses colistiers, tout est noté et vérifié, rien n'est laissé au hasard. La peur d'une autre défaite du Oui est silencieusement et lourdement présente dans l'esprit des militants du PQ et leurs compères.
Cette peur, oui, cette arme que les fédéraux ainsi que les membres du Parti libéral du Québec (PLQ) ne cessent de fourbir dans leur antre idéologique reviendra, cela au besoin, car elle se propage très bien au grand jour pour combattre efficacement le clan du Oui. De ce fait, le PQ devra disséquer cette peur si facile à utiliser par leurs antagonistes et se vend naturellement. Le PQ devra découvrir la profondeur du problème de la peur, la contrer et la vaincre. Sans quoi, une fois de plus, elle deviendra pour toujours une indésirable boîte de Pandore.
Michel Beaumont
Québec