J-Jacques Samson pendant ses années au Soleil

La petite histoire des Jacques Samson

Un billet de Jacques Samson, ex-journaliste au Soleil
La confusion se poursuit depuis tôt jeudi matin, un de mes fils reçoit des messages de condoléances à l'occasion de mon décès subit. Quand on travaillait tous les deux au Soleil et même après son passage au Journal de Québec, il y a toujours eu une certaine confusion entre J.-J. Samson et Jacques Samson, beaucoup de gens nous prenaient l'un pour l'autre.
Combien de fois J.-Jacques s'est fait engueuler quand moi, chroniqueur de spectacles, je faisais une mauvaise critique du spectacle d'un artiste et moi, je me faisais enguirlander sur les opinions politiques que J.-Jacques exprimait comme chroniqueur ou comme éditorialiste.
Des fois, les choses allaient si loin que J.-Jacques avait beau argumenter que ce n'était pas lui l'auteur de la critique, mais les gens lui disaient des bêtises en lui exprimant qu'il n'avait même pas le courage de ses opinions. Tous deux, on prenait ça à la blague.
Le J de plus
Quand J.-Jacques Samson est arrivé au Soleil, moi j'y étais déjà depuis quelques années et à ce moment, tout comme moi, son nom était Jacques Samson. Pour éviter toute confusion, le rédacteur en chef de l'époque, Claude Beauchamp, avait suggéré d'ajouter un J. à son nom et c'est comme ça qu'il est devenu J.-Jacques Samson. Au fil des ans, il est même devenu Jean-Jacques Samson, mais pour les intimes, c'était plutôt J.-Jacques. Certains se font un nom, d'autres un prénom qui devient une marque de commerce. On ne disait pas Gilles Vigneault, on disait plutôt Vigneault comme on ne disait pas Félix Leclerc, on disait tout simplement Félix.
La confusion existait professionnellement, mais aussi dans la vie de tous les jours. Un jour que nous dînions ensemble à la Cage aux Sports de Charlesbourg, le nom de Jacques Samson avait été tiré au hasard pour mériter son repas gratuit ce midi-là. C'était la coutume de faire un tel tirage à ce restaurant.
Quand ils ont annoncé le nom de Jacques Samson au micro, on s'est levés tous les deux et chacun s'est identifié comme Jacques Samson. Pensant qu'on faisait une blague, la jeune fille chargée du tirage ne nous croyait pas. On a alors sorti nos permis de conduire sur lesquels étaient bel et bien écrit Jacques Samson.
Finalement, c'est J.-Jacques qui a gagné, il était mon rédacteur en chef et c'est lui qui m'invitait.
Salut Jacques Samson, alias J.-Jacques Samson, et s'il y a un paradis pour les chroniqueurs politiques, Jean Lapierre sera heureux de te retrouver.